Abstrait ≠ Concret

≠ Une actualité originale. Mais pas seulement…

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FOX NEWS RESSORT LA VIEILLE TECHNIQUE DES IMAGES SUBLIMINALES POUR LES ELECTIONS AMERICAINES

mai 14th, 2008 · 3 Commentaires · Politique

Que Fox News, une des chaînes américaines d’information en continue, possédée par le magnat Australien des médias Rupert Murdock, ait des penchants très fortement conservateurs, n’est pas à démontrer.

La guerre en Irak avait permis à la chaîne de mettre en avant son patriotisme exacerbé en 2003, notamment à base d’experts bidons (en fait payés par des officines gouvernementales), et “d’anti-francisme” primaire. Pourtant, je pourrais nuancer mon propos en reconnaissant que Fox News, n’aura pas été seule à être abusée par les experts bidons. En effet, d’autres médias Américains, plus progressistes eux, et ayant donc moins vocation à se faire entuber par d’affreux pseudo-experts conservateurs, comme le New York Times par exemple, s’étaient également fait enfumer… Et puis question anti-américanisme primaire, nous Français, n’avons parfois pas été les plus mauvais dans l’exercice.

Pourtant, c’est un fait, Fox News est une chaîne conservatrice. Par ailleurs, ce n’est pas non plus un secret que les grands pontes de la chaîne s’affichent, à l’occasion de chaque élection présidentielle, comme des soutiens indéfectibles pour le candidat présenté par le Parti Républicain. Cette année, la chaîne ne fera donc pas défaut à ses bons principes de déontologie maison, et soutiendra mordicus John McCain, vainqueur haut la main des primaires de son parti. Ne doutons également pas, que les présentateurs vedettes de la chaîne câblée s’appliqueront naturellement à sourire lors qu’il s’agira de parler de McCain, et à tirer une gueule de trois mètres de long, quand il s’agira de commenter les faits et gestes de Barack Obama, plus que probable candidat Démocrate à la fonction suprême. Je me permets d’affirmer cela, étant donné qu’il est prouvé scientifiquement que les expressions du visage d’un présentateur de télévision lorsqu’il aborde un sujet, contribue directement et de manière mécanique, à influer partiellement le jugement du téléspectateur, dans la mesure où ce dernier est passif. C’est comme ça, “c’est le jeu” comme dirait un flic qui vous arrête avec une boulette de shit…

Mais visiblement, par peur que ce ne soit pas encore assez pour assurer la victoire à son poulain, Fox News , pas avare en efforts de propagande, a donc eu la bonne idée d’incruster quelques images dans le générique d’un de ses programmes. Je vous laisse donc regarder les images en question et constater par vous-même…

Pour finir, concernant l’histoire d’expressions sur les visages des présentateurs, la technique ne fonctionne pas qu’aux Etats-Unis…

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L’HOMOSEXUALITE DANS LE HIP-HOP US

mai 13th, 2008 · 6 Commentaires · N'importe Quoi

Pas besoin d’être une flèche pour se rendre compte que le Hip-Hop US est un milieu macho. Les clips transpirent de biatches (appelation d’origine contrôlée pour désigner les femmes), le plus  souvent à moitié à poil. Faut bien se prouver qu’on est des mecs des vrais quoi! Pour le reste,  il faut compter avec des mecs comme 50 Cents  qui idolâtrent les P.I.M.P (proxénètes), des grosses voitures ou encore des armes à feu pour compléter le tableau. Des mecs, des vrais, on vous dit!

Qu’on soit clair, il ne flaire pas très bon être gay dans le milieu US. Certains lyrics des rappeurs Américains DMX et “Marshall Matter” Eminem, ou encore du  raggaman Jamaïcain BennyMan clament haut et fort l’homophobie de leurs auteurs. Le New-Yorkais 50 Cent, encore lui, n’est pas en reste non plus quand il explique à qui veut l’entendre qu’il “n’aime pas avoir d’homos dans son entourage parce qu’on en jamais sûr de l’intention de ces gens là”.

Pas facile d’être pédé donc quand on rappe aux States et qu’on évolue dans un univers pas très gay-frienly. C’est en substance ce que raconte, Terrence Dean, cadre chez MTV, dans un livre  (Hiding In Hip Hop: On The Down Low in the Entertainment Industry from Music to Hollywood) où il confie son expérience de gay dans l’industrie du Hip-Hop. Il raconte la difficulté de révéler son homosexualité dans un milieu très macho où le mot faggot (l’équivalent de pédale en français) est à peu près aussi essentiel au vocabulaire que le bon vieux fuck. Evidemment, comme toujours quand on lance un pavé dans une mare, l’ouvrage a fait quelques vagues. Certains auraient visiblement un peu tremblé la semaine passée, au moment de sa sortie aux Etats-Unis. Parce que forcément, s’il y a matière à écrire un bouquin,  on se doute bien que c’est bien parce que Terrence Dean n’est pas un individu isolé. Il y avait donc sans doute des trucs à balancer…

Pourtant rien n’en est. L’ouvrage ne se veut pas un bouquin à sensation, et se pose plutôt comme une plongée dans un sous-domaine méconnu d’une culture au rayonnement pourtant mondial. Terrence Dean ne donne donc pas de noms mais prend toutefois la peine de raconter (en changeant leurs noms) quelques anecdotes croustillantes et bien réelles, parfois à la limite de l’anonymat, comme  celle de “Lola”, chanteuse lesbienne qui garde sa sexualité secrète, de “Gus”, rappeur qui avait l’habitude d’apparaître à la télévision vêtu comme un Gangsta, et qui cache, lui aussi, toujours son homosexualité ou encore l’histoire de “Lucas”, pourtant marié à une actrice de premier plan. Dean Terrence ambitionne sincèrement que son bouquin aide à faire prendre conscience au plus grand nombre de l’existence cette sous-culture homosexuelle dans le Hip-Hop. Cerise sur le gateau, il croit dur comme fer qu’il servira de déclic à l’un des figures majeures du Hip-Hop US, le poussant à faire son coming-out * (se référer aux dernières lignes pour la section Potins).

Le livre de Dean s’inscrit toutefois dans un contexte d’évolution du statut gay dans le Hip-Hop. Kanye West, l’un des artistes les plus côtés du moment, a admis récemment que l’homophobie étant un problème latent dans l’industrie du Hip-Hop et que des efforts devaient être entrepris pour la dénoncer. Mais ce sont surtout à des mec comme Deadlee, rappeur ouvertement gay, que le milieu doit une évolution notable dans le domaine. En racontant son homosexualité à la télévision et en créant The HomoRevolution Tour, la première tournée de rappeurs gays, lesbiennes et bisexuels, Deadlee se pose un peu en porte-étendard de cette sous-culture décrit par Terrence. Il leur fallait bien ça…

* Le Coin des Potins

Concernant le coming out à venir auquel Dean Terrence fait référence, il pourrait  bien s’agir Dr Dre. Cela fait déjà pas mal d’années que certaines rumeurs circulent de manière insistante sur une éventuelle homosexualité du pape du Hip-Hop West Coast. C’est notamment le sulfureux Suge Knight, cofondateur du label hip-hop Death Row Records en 1991 avec Dre lui-même, qui déclarait il y a quelques années dans la video “The Thug Immortal” (“La Caillera Immortelle” grosso modo) que Dr Dre était homosexuel et que cela avait entraîné quelques problèmes avec TuPac. Bon, je tombe bien bas à faire dans le potin Hip-Hop US… Je  décide donc de tuer dans l’oeuf cette vocation… The End.

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LES GROSSES FICELLES DU CLIP “STRESS” DE JUSTICE PAR ROMAIN GAVRAS

mai 10th, 2008 · 17 Commentaires · Culture

Une semaine après avoir découvert cette vidéo, le sentiment qui m’anime se résume à “beaucoup de bruit mais pour quoi au final?”

Résumons basiquement la sauce qu’on nous sert dans la vidéo. On assiste à l’épopée d’une bande de jeunes casseurs banlieusards, exclusivement noirs et arabes (la figure du blanc servant plutôt de punching ball pendant sept minutes), qui démarre dans un décor de barres d’immeubles très caractéristique d’une certaine représentation de la banlieue, se déroule essentiellement dans Paris, pour finalement terminer de nouveau en banlieue, dans les flammes cette fois, d’une voiture préalablement hijackée dans la capitale. Du début à la fin, on nage dans la symbolique et le dualisme banlieue-Paris. Pas la peine de vous faire un dessin, ni d’esquisser une explication maintes fois déclinée…

L’expédition punitive mise en scène dans la vidéo recense de manière assez exhaustive le panel de violences quotidiennes auxquelles on s’expose potentiellement en vivant dans une société  comme la notre, à savoir le risque de se faire violer dans le métro, les agressions physiques gratuites, les vols à l’arrachée, les destructions matérielles ou encore le cassage de flics pour ne citer que celles-là.

Le clip de Romain Gavras pour ce morceau “Stress” de Justice, est incontestablement très réussi esthétiquement. La noirceur qu’incarne parfois le fait de vivre en région parisienne est très bien retranscrite au travers de ces tours délabrées ou encore des images de couloirs de RER glauques dignes de ceux qu’on voit dans “Irréversible” de Gaspar Noé.. Mais au delà de l’aspect artistique, que reste t-il? Qu’on ne vienne pas me dire qu’il y a un message derrière cette déferlante de violence gratuite et esthétisée, sur le pourtant très bon son de Justice. Le fait que le duo de musiciens comme le réalisateur n’aient rien à dire à ce propos, corrobore à mon sens l’absence totale de message. On nage dans le tape à l’oeil…

Justice, et sans doute Pedro Winter leur producteur dont on imagine mal qu’il n’y ait un peu de sa patte derrière, n’ont pas (mais alors vraiment pas…) fait preuve d’inventivité dans cette histoire.  Le parti pris était simplement celui de tirer sur une des deux grosses ficelles classiques pour faire du bruit, à savoir la violence ou le sexe. Inutile de présenter un clip similaire pour la télévision, dont on se doute qu’il aurait été frappé de censure immédiate. Pas de problème, le clip était simplement prévu pour une diffusion sur Internet. A partir de là, je me demande simplement si une bonne petite scène de viol, n’aurait pas permis de boucler la boucle de ce clip… Allons bon… Quand même, n’oublions pas il s’agit là de Justice, pas d’un obscur groupe, ils veulent choquer, faire parler d’eux, mais ne sont certainement pas prêts non plus à déclencher une tempête médiatique où ils seraient incriminés. Ils auraient aussi pu faire maltraiter une pute de la rue Saint-Denis à leur bande de cailleras du clip. Cela aurait donné eencore un peu plus un coté un authentique et aurait permis de soulever une bonne dose d’indignation de plus, décuplant par la même le succès de la vidéo… C’est bien connu, plus c’est scabreux et plus ça attire…

Mais après concertation, tout le monde autour du duo a dû se dire que l’ultra-violence c’est déjà pas mal… On rebellise un peu plus l’image de Justice, sans pour autant aller trop loin toutefois. Moi, ce que je constate, c’est que Justice et Romain Gavras (qui en profite pour se faire un prénom auprès du grand public, et plus seulement auprès des amateurs de Kourtrajmé et de réalisateurs de clip) ont réussi leur coup. BUZZER, CREER UN BUZZ, FAIRE DE LA PROMO, ENCORE ET ENCORE, JUSQU’A EN FAIRE VOMIR LES CONSOMMATEURS QUE NOUS SOMMES! Oui pas de doute, c’est réussi…

Pourtant, je le répète, je n’ai détesté pas le clip, loin de là. J’ai apprécié le travail technique, la réalisation, ou encore la photographie. Je vomis simplement les buts qu’il dessert, les ficelles sur lesquelles il tire, les clichés sur lesquels il s’appuie, et aussi les fantasmes dont il se nourrit. J’y vois vraiment quelque chose de profondément pathétique.

Cette vidéo aura aussi été l’occasion de rire sur certains commentaires laissés ici et là, notamment celui d’une probable caillera qui s’insurgeait du fait que non, jamais une caillera ne volerait le sac à main d’une “daronne” comme on le voit à moment donné. J’ai aussi souri en lisant le commentaire de ce mec qui trouvait pitoyable que Justice s’achète une tranche de frisson en faisant ce clip… J’aurais enfin apprécié avant de trouver pathétique ce moment où les cailleras du film défoncent cet auto-radio qui crachote D.A.N.C.E, le hit du groupe… Avec ce pseudo second degré merdique, qui les dédouane tout en la jouant façon “on est tellement cool qu’on chie sur notre propre musique”, on touche tout simplement le fond de cet objet de promotion musicale. Si la démarche avait été différente, on aurait peut-être pu tirer quelque chose de plus profond de ce film, pour peu qu’il eut été un peu complété… Mais alors là, pitié, ne venez surtout pas me parler de Kubrick et d’Orange Mécanique…

Pour ceux qui n’ont pas encore vu de quoi je parle:

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QUI VEUT ACHETER LA PEUGEOT 605 DE LE PEN SUR EBAY?

mai 8th, 2008 · 4 Commentaires · N'importe Quoi

*** EXCLUSIVITE ***

Suite à son remplacement, nous mettons en vente la Peugeot 605 blindée de
Jean-Marie Le Pen, utilisée quotidiennement par celui-ci, y compris encore pendant
la dernière campagne présidentielle.
Il s’agit d’une 605 SV 3.0 année modèle 92, équipée par LABBE
d’un blindage niveau 2.

Véhicule toutes options régulièrement entretenu et en excellent état,
cependant vendu en l’état et sans garantie.
A considérer comme un objet de collection, plaisantins s’abstenir.

Pour ceux qui n’en avaient pas encore entendu parler de cette affaire, ceci n’est pas une blague. L’entourage du borgne de Saint-Cloud après avoir vendu le Paquebot vend désormais la Peugeot. Alors quoi!? Il compte désormais se déplacer en Vélib?

Plus sérieusement, Tech Crunch nous apprenait il y a deux jours que l’offre avait été retirée une première fois en raison de risques qui pesaient sur le vendeur… Quels types de risque? On n’en sait pas plus.. Ebay leur a aurait simplement conseiller de mettre en vente l’engin sur un laps de temps réduit afin d’éviter les risques en question.

A l’heure où j’écris, 35 enchères ont déjà eu lieu, et la dernière atteint tout de même les 500 550 €… Pour un Peugeot de 1992, ça fait beaucoup quand même… Marchand de tapis avec ça…

L’annonce ici.

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QUAND LES JOUEURS DE FOOTBALL SE METTENT A LA LANGUE DE SHAKESPEARE

mai 8th, 2008 · 6 Commentaires · N'importe Quoi

Les Anglais ont le don pour se marrer. Aujourd’hui, on retrouve dans plusieurs journaux un problème qui semble particulièrement préoccupant pour eux, à savoir les nouvelles règles en vigueur pour immigrer ou continuer à vivre au royaume de la gélatine lorsque l’on est issu d’un pays qui ne fait pas partie de l’Union Européenne et que l’on est un travailleur dit qualifié. Désormais pour les personnes en question, vivre en Angleterre passera irrémédiablement par un test de compétence en matière linguistique On parle déjà de 20 000 personnes en moins par an…

Ce qui chagrine particulièrement nos doux voisins dans cette histoire,  c’est que les footballeurs, comme les managers de club de football voire même le sélectionneur national sont considérés comme des travailleurs qualifiés. Or, on le sait tous, les footballeurs n’ont jamais eu réputation d’intellectuels. Ne rentrons pas dans des considérations d’injustice. Même si cette légende est cruelle, le propos n’a pour vocation ici de la remettre en question. Simplement, les journalistes Anglais semblent inquiets pour le niveau de la Premiership, leur championnat de football, puisque le Guardian, le Sun ou encore le Times en parlaient tous aujourd’hui. Alors quoi? N’auraient-ils pas confiance dans le niveau d’anglais des Africains, des Sud-Américains voire des Asiatiques (les Asiatiques, une donnée à manier avec précaution tout de même quand on parle de football…) qui font les beaux jours de Chelsea, Manchester United ou encore Arsenal? Ben pas vraiment…

Pour rappel, cette nouvelle loi impose à tout travailleur qualifié et issu d’un pays hors UE, d’être capable de comprendre et d’exprimer des phrases basiques, d’utiliser des expressions familières de la vie quotidienne, d’être capable de se présenter ou de présenter quelqu’un, et enfin d’être capable de poser ou répondre à une question concernant un détail personnel basique. Rien de bien sorcier donc. Initialement pourtant, le gouvernement planifiait de mettre en pratique un système dans lequel les personnes concernées aient au moins le niveau du GCSE (General Certificate of Secondary Education, un diplôme pour les jeunes ayant entre 14 et 16 ans en moyenne). Mais ils se sont visiblement vite rendu compte que des joueurs stars du championnat comme l’Argentin Carlos Tevez (Manchester United), le Coréen Park Ji Sung (Manchester United) ou encore le Brésilien Denilson (Arsenal) seraient incapables de remplir ces critères…  Les critères ont donc dû  ête rabaissés.  Cela n’empêche pas Liam Byrne, le Ministre de l’Immigration British, leur Brice Hortefeux à eux, de pester et de lâcher des petites piques du genre : “Les footballeurs professionnels gagnent quand même assez d’argent pour se payer des cours particuliers”. Oui, je sais bien, ministre de l’Immigration c’est pas facile comme boulot…

Mais ce qui m’aura vraiment fait rire dans cette histoire, hormis l’influence que peut avoir un footeux malgré lui, c’est l’application de Richard Ford, journaliste au Times des critères de langue demandés par le gouvernement au football.

En version originale ça donne (traduction dans le premier commentaire pour ceux qui ne comprendraient pas tout) :

Essential English

Understanding familiar expressions
“The referee’s a ******”
“I am gutted, to be fair”

Using familiar expressions
“At the end of the day”
“There’s a great bunch of lads in the dressing-room”

Introducing themselves
“I’m delighted to be joining such a big club”
“I really wanted to play for the gaffer”

Introducing others
“This is my WAG, Chantella. She’s been in celebrity magazines”
“This is my agent, Paulo. He says many clubs are interested in me”

Asking questions about basic personal details
“How much is my signing bonus?”
“Where is the nearest Bentley dealership?”

Answering questions on personal details
“My best position is in the hole behind the front two”
“I have a sponsorship deal with Nike but I’m open to offers”

Sont forts, hein, les Anglais quand même!?

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TARZAN VERSION MODERNE

mai 7th, 2008 · 5 Commentaires · N'importe Quoi

Quelque part dans Los Angeles. Je n’ai pas réussi à trouver la moindre information sur la question. Du coup c’est brut de décoffrage. Si quelqu’un en sait quelque chose…

Via blog.fuct.com

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DEUX CONCEPTIONS DE LA VIE ET LA MORT

mai 7th, 2008 · 2 Commentaires · Bien Vu

Quelque part entre la logique de la théorie du Chaos et la connerie, deux manières de se suicider…

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CHRONIQUE D’UNE NON-RENCONTRE D’AEROPORT

mai 6th, 2008 · 4 Commentaires · Abstrait

En raison de son physique, je dirais que cette femme était Suédoise. Pourtant elle ne dépareillerait pas non plus dans la peau d’une Américaine. Elle a quelque chose de Cameron Diaz. Bien qu’elle soit plus âgée, je lui trouve un charme et une beauté que l’actrice Américaine n’a pas. Si j’osais, je lui donnerais environ 45 ans. Je n’ai pourtant jamais été bon, autant que je m’en souvienne, pour évaluer l’âge des femmes. On parle d’ailleurs ici d’un exercice purement inutile. L’âge d’une femme importe peu…

Cette très belle blonde fait preuve de beaucoup de talent lorsqu’il s’agit de manier son crayon à paupières et ce discret miroir de poche. Elle ferait pâlir plus d’une pétasse parisienne lorsqu’elle pratique cet art. Sinon, c’est indéniable, elle a pu être top-model quand elle avait vingt ans, voire même trente. Bon, je ne m’y connais que très peu en matière de mannequinat. Toutefois, j’imagine que trente ans, c’est sans doute déjà trop vieux dans ce métier. A quelques exceptions comme Kate Moss, égérie d’un monde vicié. Mais comme Blondie voyage avec la même compagnie low-cost, que moi, je présume qu’elle n’a pas dû avoir une carrière très longue. Peut-être a t-elle dilapidé toute sa fortune aussi. J’en doute également…

Elle ne tient pas en place. Mon inconnue a déjà changé de sièges trois fois dans la salle d’embarquement. A chaque fois qu’elle lève sa fine carcasse qui ferait pâlir plus d’une pétasse anorexique (parisienne ou pas…), c’est le même rituel qui s’enclenche. Elle retire son manteau peau de léopard. Puis le remet. Puis le retire de nouveau au moment même où elle se rassoit. Elle redresse ses lunettes. Jette un coup d’oeil furtif à son apparence dans le reflet le plus proche. Elle observe très légèrement autour d’elle. L’espace de moins d’une seconde, à chaque fois. Comme beaucoup de jolies femmes, elle joue celle qui n’a besoin de rien, ni personne. L’éternelle auto-suffisance de la Belle. J’ai croisé son regard plusieurs fois déjà. Evidemment, elle est très intimidante. Ses yeux bleus s’inscrivent parfaitement entre sa bouche et sa blonde chevelure. Il ne pouvait pas en être autrement. Elle voyage seule, accompagnée de sa petite mallette. Mallette qui nargue tous ces hommes de la salle d’embarquement. La voilà qui se lève de nouveau, pour rejoindre la file qui s’est sans doute déjà formée dans mon dos, bien avant l’appel pour l’embarquement qui résonne en ce moment même dans ses oreilles et dans les miennes.

Même s’ils tentent de le dissimuler, les autres hommes autour de moi ne sont pas restés non plus insensible saux charmes froids de Miss léopard. Le jeune homme  qui me fait face a furtivement levé la tête plusieurs fois de son Dostoïevski pour l’observer. Son voisin, également. J’ai d’ailleurs surpris ce second à sourire bêtement à la vue de la paire de ballons de baudruches qu’arbore un travesti en guise de seins. J’imagine que je vais sans doute retrouver tout ce petit monde dans quelques instants dans l’avion qui doit me ramener à Barcelone.

Notre diva du Nord, est une femme très coquette. Sans aucun doute profondément narcissique. Mais quand on vous a répété à l’envie, toute votre vie durant, que vous êtes magnifique, comment faire autrement. A intervalles réguliers donc, elle secoue précautionneusement ses cheveux, passe délicatement la main entre quelques mèches, jette un vif coup d’oeil à son apparence dans le reflet de la vitre la proche pour s’assurer, que oui, tout est toujours là.  Elle est, bien entendu, la seule à porter ses lunettes de soleil dans la file d’attente qui nous aura tous mené, d’ici deux minutes désormais, dans l’avion…

Epilogue

Elle passe plusieurs fois à côté de moi pendant le vol. Elle ne quitte plus ses lunettes de soleil et sent très fort le parfum à chaque fois qu’elle ressort de l’urinoir. Sans doute un Chanel n° quelque chose. Je n’en suis pas particulièrement fan, c’est lourd comme odeur, mais cela reste quand même plus agréable que l’odeur corporelle de mon voisin de siège. Je la croise une dernière fois dans le bus qui nous transporte du tarmac au terminal. Elle téléphone, lunettes de soleil toujours bien en place. Je n’entends pas ce qu’elle raconte, ne peut donc pas m’amuser à deviner qui est son interlocuteur, mais lève un coin de voile. Elle est Française. Et vu comme a l’air désagréable, ça ne m’étonne qu’à moitié…

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BIENTOT DE RETOUR

mai 5th, 2008 · 4 Commentaires · Abstrait

Pour la plupart d’entre-vous, la France est synonyme de quotidien. Pour moi, elle est synonyme de vacances. Donc depuis une semaine, pas beaucoup de news ici. Ne soyez pas impatient, la fin de votre calvaire sans votre article quasi quotidien est proche. Je rentre à Barcelone demain. Fin de la paranthèse éthilique parisienne donc, les terrasses d’Oberkampf, du Xe, ou de Montorgueil, les opens-champagne Heaven et les black-out qui s’en suivent, les concerts hip-hop façon MJC aux Disquaires, la glauquitude de l’OPA, et bien sûr les petites joies des pic-nics sponsorisés par Ricard au canal Saint-Martin… Tous les Parisiens peuvent me remercier chaleureusement de leur avoir amené le soleil de Barcelone, puisque pour la première fois de l’année, tous auront eu droit à quatre jours consécutifs de bienfaits lumineux. Pour le reste, j’essaierai donc de reprendre dès demain la vomissure régulière de mon flot palabrique. Vous aurez donc échappé à deux, trois perles d’informations, mais je ne m’inquiète pas pour vous. Notamment avec cette histoire de Fritzl, l’abominable séquestreur Autrichien, je vous avez bien dû trouver quelques points de discussion avec vos amis…

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MON MOBY GRATIS: HANGZHOU - SHANGHAÏ BY NIGHT

mai 1st, 2008 · 7 Commentaires · Culture

Depuis quelques temps déjà, Moby met à disposition de réalisateurs, amateurs comme professionnels, tout un panel de versions instrumentales de musiques composées par lui-même.

La procédure pour récupérer la licence d’un titre est assez simple. Il s’agit donc de s’inscrire sur le site Moby Gratis, et de faire une demande pour chaque chanson que l’on souhaite utiliser, en expliquant brièvement le projet dans lequel on compte incorporer le titre en question. Une fois, cette étape passée, il reste simplement à atteindre un signe de vie du webmaster du site (deux semaines environ pour ma part), qui vous envoie le fichier du titre demandé si vos critères sont considérés comme acceptables. A partir de là, c’est à vous de jouer.

Pour ma part, j’ai utilisé quelques images que j’avais tourné cet automne en Chine.  J’ai donc monté quelques images avec Final Cut, tournées à Shanghaï (les images en mouvement) et Hangzhou (les plans fixes), sur une version instrumentale du chauve à lunettes, qui s’intitule Surf.

On peut ensuite renvoyer le travail à Moby, qui le publie alors sur sa chaîne youtube créée spécialement pour l’occasion, Mobygratis…

Voilà ma modeste contribution…

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