Crédits photo : Vincent Desailly
C’est ce qu’on appelle un grand écart. Une heure et demie plus tôt, j’avais les pieds dans le sable, étalé de tout mon lard sur une plage sponsorisée par une infâme marque de soda, à enquiller des cocktails à l’œil. Le destin avait fait qu’on était tombé en plein festival de Cannes. Je n’étais pas venu dans le sud pour jouer les gratteurs de tise au milieu du plus grand raout de journalistes, acteurs, intermittents du spectacle et autres wannabe en représentation mondaine. Quand bien même je ne renâcle jamais à l’idée de picoler à l’oeil, ma présence dans quelques recoins de la French Riviera était avant tout motivée par une chose et une seule : aller au Col de Vence. Plateau lunaire aussi magnifique que glaçant, l’endroit a pour réputation d’être le haut-lieu de l’observation ufologique en France. Au coeur de l’arrière pays niçois, ce majestueux caillou titille les mille mètres d’altitude. Il attire autant des allumés en mal de frissons et de spiritualité foireuse que des passionnés d’ufologie persuadés que leur persévérance à traquer les moindres manifestations d’objets volants non répertoriés dans les catalogues des Airbus, Boeing et autres Dassault, leur permettra à terme de faire éclater la vérité à la face du monde. Ces ufologues se plaisent à exposer les possibilités, mais dès lors qu’ils se prennent un peu au sérieux, disons que c’est un peu plus difficile d’essayer de leur faire avouer quoi que ce soit. Ils jouent les types qui se refusent à privilégier la moindre hypothèse, de peur de sombrer dans le discrédit, quand bien même ils sont intimement persuadés que le monde – à commencer par le Col de Vence – serait visité quotidiennement. Une heure et demi plus tard donc, après un trajet en compagnie du photographe Vincent Desailly, nous étions au pied de ce satané col, objet de tous les fantasmes exotiques à la sauce méridionale.
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Tags:AVOIR UN PETIT PEU PEUR A LA MONTAGNE·COL DE VENCE·COL DE VENCE LEGENDES·OVNI·SUR LA TRACES DES OVNIS·UFOLOGIE

Ceuta, enclave espagnole au nord du Maroc, morceau d’Europe en Afrique, territoire soigneusement protégé par un grillage de six mètres de haut, sur plusieurs kilomètres, surveillé nuit et jour par des bataillons de soldats espagnols. Ce qu’on appelle communément un mur. Chaque année, des centaines de migrants se démerdent pourtant pour contourner cette barrière. Ils passent en général par la mer, et risquent leur vie dans des bateaux gonflables – ou à la nage pour les plus pauvres d’entre eux, avec des chambres à air de pneu en guise de bouée. L’entrée dans Ceuta marque souvent une étape forte, d’un long voyage extrêmement physique censé les mener à l’Europe. Ils viennent des quatre coins de l’Afrique, et ont au moins tous traversé le Sahara, craint les passeurs en Algérie et essuyé les coups de la flicaille marocaine. Mais une fois à l’intérieur de l’enclave – parfois après dix tentatives avortées – c’est la léthargie qui succède à la lutte physique. Ils ont beau être en Europe, Ceuta ne fait pas partie de l’espace Schengen, ce qui les condamne à attendre que l’état espagnol statue sur leur cas, soit en demandant à leur pays d’origine de les rapatrier – ce que lesdits pays ne font pas toujours – soit en les acceptant sur son territoire.
A vrai dire, j’ai eu l’occasion de parler à plusieurs reprises de Ceuta, que ce soit dans ces colonnes ou celles d’OWNI, et une fois n’est pas coutume, je ne vais pas écrire un article de six pieds de long.
J’y suis allé à deux reprises avec mon compère Jonathan Millet. On a fini par y rester cinq semaines cet été, en immersion totale avec ces migrants, ces « aventuriers » selon la terminologie dont ils se sont affublés. Nous avons tourné un documentaire à cette occasion, un film intitulé « Ceuta douce prison » qui résume la situation d’attente interminable à laquelle ils sont soumis à l’intérieur de ce confetti balnéaire espagnol. Je vous propose donc une plongée avec une quinzaine de photos légendées pour vous imprégner de l’atmosphère parfois dégueulasse, mais parfois pleine d’une drôle de grâce qui règne dans ce bout d’Europe claquemuré.
NB : le documentaire est aujourd’hui en cours de production. Il devrait sortir dans le courant de l’année 2012. Vous pouvez découvrir le projet en détail sur la page KissKissBankBank qui lui est dédié et nous aider un peu en faisant un don financier.
(Pour voir les photos en grand format – ce que je recommande fortement – cliquez dessus)

Le CETI signifie centre de séjour temporaire pour immigrants. Les migrants en question peuvent y entrer et en sortir librement entre 7h et 23h. Pas besoin de centre fermé à Ceuta, c’est la ville toute entière qui fait office de centre de rétention.

Guy, un Gabonais de 26 ans bloqué dans Ceuta depuis trois mois, a écopé d’une punition par la direction du CETI pour une sombre histoire de vol de téléphone. Il est tenu de balayer la route qui mène au centre une heure par jour pendant une semaine. Il y voit surtout une occasion de déconner avec ses potes, et de siffler des bières en « travaillant ».
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Tags:CEUTA·CEUTA DOUCE PRISON·CEUTA MIGRANTS ENCLAVE·CEUTA MUR EUROPE

Crédit Photo: Antoine Doyen (2010)
Lundi 11 octobre 2010. Je vis le premier jour de ma vie sur le continent américain. Par le truchement d’une série de hasards et de désistements, je suis planté au milieu d’un carrefour de Harlem, au croisement de la 125ème et de Lexington, à guetter l’arrivée d’un bus qui stigmatise nécessairement ses passagers. Il va sans dire que je ne suis pas très serein. Alors que seuls quelques individus semblaient véritablement l’attendre quelques secondes plus tôt, voilà que l’habitacle du M35 – tout juste arrivé – ploie déjà sous la pression d’une marée humaine. Les corps de dizaines d’individus s’entrechoquent dans une violence aussi physique que sociale. Selon un article du New-York Times consacré à ce bus emprunté uniquement par des homeless – parce qu’il ne dessert que des foyers de sans-abris – les utilisateurs ont en fait l’habitude d’attendre dans la bouche de métro ou les boutiques à côté, ne pointant leur ganache qu’au moment où celui-ci se vient s’arrimer le long de la chaussée. Beaucoup des individus qui se succèdent au portillon, ont des mines patibulaires. Tout l’imaginaire des milliers d’heures de films et de séries américaines emmagasiné l’espace de toute une vie, ressurgit. Cette pensée a beau être ridicule, je ne peux m’empêcher d’avoir l’impression d’être plongé, l’espace de quelques secondes, dans un épisode de The Wire. La plupart de ces types me rappellent les gangstas de Baltimore et l’accent au couteau qui va avec de paire avec ce genre d’existence. D’autres seraient dignes de jouer les figurants dans un long-métrage sur la culture des pimps.
Le sentiment manifeste de ne rien n’avoir à foutre ici, de n’être absolument pas à ma place dans ce bus à l’ambiance malsaine, m’envahit malgré moi. Aucun regard menaçant pourtant, ni même d’attention ou de curiosité prolongées à notre encontre, dans ce bus où le photographe, un vieux psychopathe et moi-même, sommes les seuls blancs au milieu d’une soixantaine de reunois et de quelques latinos. Nombre de gars hurlent sans arrêt avec des intonations exagérément ghetto, exhortant le chauffeur à démarrer son putain de bus. Puis sans raison apparente, le ton monte entre le blanc psychotique et un afro-américain au visage plutôt doux. Ce dernier engage les hostilités verbales. Il taxe le vieux taré de raciste. Le ton monte salement entre les deux bonhommes. L’illuminé se retourne sans cesse alors que son opposant est pourtant debout à sa gauche. Les yeux de ce fou aux longs cheveux blanc dégagent une expression terrifiante. Ses gesticulations incessantes traduisent une condition mentale piteuse. La pluie se met à tomber et des éclairs fracassent bientôt le ciel noir new-yorkais alors que les insultent fusent de part et d’autre. Je ne bouge plus et me demande ce que je fous assis là, coincé dans ce putain de bus à l’arrêt depuis pas loin d’un quart d’heure. Je ne dis rien et le photographe assis à ma gauche non plus. Il est pourtant impensable de bouger d’un pouce. C’est dans ces situations qu’on passe des caps mentaux. Je repense à l’heure et demie dans les pattes de la police marocaine à la frontière de Ceuta, six mois plus tôt, en mars 2010, un de ces désagréables moments à foutre sans doute dans le même sac. Alors on se donne de la contenance pour oublier la peur inhérente à ces situations à dix milles lieux de sa petite vie quotidienne et je me surprends à me trouver pathétique, en m’écoutant bafouiller quelques mots sur la pluie à l’attention de mon collègue. Surprenant, cette pluie soudaine hein?
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Tags:COUPE DU MONDE DE FOOTBALL DES SDF·CRISE AMERICAINE ET SANS ABRIS·FOYERS DE SANS-ABRIS NEW-YORK·SDF NEW-YORKAIS·SHELTER WARD'S ISLAND·STREET-SOCCER SDF NEW-YORK
Crédit photo: Vincent Desailly
Samedi 4 décembre 2010. A l’issue d’un mois de préparation et de briefing entre la France et les Maldives, Laury Thilleman, une étudiante bretonne en deuxième année à l’ESC Brest est élue Miss France devant sept millions de pèlerins scotchés à leur poste. Comme chaque année, le cirque warholien se met en branle, propulsant au rang de célébrité une jeune fille jusque là parfaite anonyme. Etre débarquée de la sorte dans le merdier médiatique ambiant aurait de quoi être perturbant pour plus d’une jeune fille, mais deux mois après son élection, Laury Thilleman, 19 ans, a tout l’air d’une donzelle équilibrée qui ne se la raconte pas. Elevée dans une famille de classe sociale moyenne, elle semble empreinte d’une certaine humilité et prête une attention non-feinte à chacun de ses interlocuteurs, émerveillée par cette nouvelle fonction. Côté coulisse, elle peut compter fermement sur une équipe de soutien acquise à sa cause. Il y a la directrice de la société, Sylvie Tellier – elle-même ancienne Miss France – dans le rôle du chaperon médiatique, Juliette Parizy, son attachée de presse – en permanence à ses côtés – qui joue les femmes de l’ombre et quelques autres employés affiliés à Endemol. A écouter Juliette qui s’occupe de chaque Miss France depuis cinq années, ce petit monde formerait avant tout une famille sur laquelle Laury peut s’appuyer jour et nuit. Côté business, Miss France reste avant tout une petite machine économique qui ne tourne pas trop mal. Rachetée en 2002 par la société de production Endemol à Geneviève de Fontenay pour la somme de six millions d’euros, on peut estimer que le concours génère une centaine de milliers d’euros de bénéfices chaque année pour la société Miss France. Cette réalité est autrement plus juteuse par contre pour TF1 qui encaisse en moyenne 5 millions d’euros bruts de revenus publicitaires, l’espace d’une unique soirée. Conséquence de cette manne à gratter, 2011 aura été l’année du grand n’importe quoi, avec l’organisation de deux autres concours nationaux en parallèle. Miss Nationale par Geneviève de Fontenay elle-même, ainsi qu’un autre concours obscur répondant également au nom de Miss France, d’anciens associés de la vieille dame au chapeau en revendiquant la possession originelle. En résumé un beau bordel avec lequel Endemol ne transige pas, multipliant les discrets recours en justice.
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Tags:ENQUETE MISS FRANCE·LAURY THILLEMAN MISS FRANCE 2011·MISS FRANCE SAS SYLVIE TELLIER·MISS FRANCE SNATCH MAGAZINE·UNE JOURNEE AVEC MISS FRANCE

Samedi soir dernier – à peu près au moment où DSK demandait « De quoi s’agit-il? » à des officiers américains dans un avion d’Air France – je me trouvais pour ma part au fin fond de l’arrière pays niçois, au Col de Vence, un endroit considéré comme un haut-lieu de l’observation ufologique en France. A l’occasion de ce reportage qui sortira dans quelques semaines dans Snatch Magazine, le type qui nous servait guide au milieu d’un paysage lunaire, dans une ambiance nocturne et franchement glaçante, nous toucha quelques mots sur un phénomène à ce jour inexpliqué: les artefacts de l’Oural. L’histoire étant alléchante, j’ai un peu sondé les internets – faute de mieux – pour voir ce qu’il s’y racontait. Je n’ai pas été déçu du voyage.
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Tags:ARTEFACTS DE L'OURAL·COL DE VENCE·HARTWIG HAUSDORF·NANOTECHNOLOGIES OURAL·OVNI RUSSIE·UFO RUSSIE·UFOLOGIE·UFOLOGIE OURAL

Des bouleaux et des sapins comme seule distraction visuelle. Le reste n’est une immense surface recouverte de la neige qui tapisse la Suède depuis plusieurs mois. Au milieu de ce tableau, un train qui file sans précipitation, habité par un noble dessein, fendre la monotonie et l’inertie de cette campagne encore endormie par l’hiver. Les dix-sept-heures de voyage qui séparent la capitale suédoise de ces quelques villes coincées au delà cercle polaire, sont propices à la rêverie. Ils laissent aussi tout le loisir de ressasser les impressions et digérer les discours entendus pendant les jours précédents.
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Tags:LES BOULEVERSEMENTS DE LA SUEDE·SUEDE IMMIGRATION·SUEDE JEUNESSE·SUEDE STOCKHOLM SODER·ZLATAN IBRAHIMOVITCH

Hormis les cas de Nicolas Cocaign, le cannibal de Rouen et d’Issei Sagawa, le Japonais du Bois de Boulogne, d’autres assassins tout aussi siphonnés ont défrayé la chronique occidentale au cours des cent dernières années en bouffant leurs victimes. Si on peut difficilement les qualifier de cannibale, la notion de rituel étant complètement absente dans leur démarche, il n’empêche que les actes incriminés ont largement de quoi faire pâlir les meilleurs scénaristes en la matière. J’en profite pour caler en fin d’article une interview sur la question que j’ai réalisé avec le psychanalyste George Henri Melenotte.
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Tags:ALBERT HAMILTON FISH LE MANGEUR D'ENFANTS·ANDREI ROMANOVITCH CHIKATILO LE TUEUR A LA SAUCE SOVIETIQUE·ARMIN MEIWES LE CANNIBALE ALLEMAND·LE CANNIBALISME VU SOUS L'ANGLE DE LA PSYCHANALYSE

Objet d’un certain nombre de fantasmes, la notion de cannibalisme fait particulièrement office de tabou en occident. En fait, le cannibalisme fait tellement figure de crime ultime dans nos contrées qu’il n’est même pas mentionné dans les textes de loi français, allemand, américain ou russe, quatre pays qui ont eu à traiter des cas au cours des vingt dernières années. Discipline d’étude sociologique par excellence pour que les experts se foutent sur la gueule, le phénomène en dit long sur la nature humaine.
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Tags:CANNIBALISME DE SURVIE DANS LES ANDES·ENDOCANNIBALISME·ETUDE DU CANNIBALISME·EXOCANNIBALISME·HISTOIRE DU CANNIBALISME·ISSEI SAGAWA CANNIBALISME EN FRANCE·LE CANNIBALISME EN OCCIDENT·LE CANNIBALISME SELON PIERRE CLASTRES·NICOLAS COCAIGN CANNIBALISME·WILLIAM ARENS ET LE MYTHE DU CANNIBALISME

Régulièrement depuis 1955, scientifiques, historiens et anthropologues contemporains se prennent sur la tête sur l’existence ou non d’une légion romaine qui – au gré de pérégrinations plus ou moins foireuses – aurait fini sa route dans le fin fond de la Chine. Dans la mesure où le concept de Chinois blond perdu au milieu de la steppe a tout d’une anomalie, il faut bien reconnaitre que les questions qui taraudent quelques élites intellectuelles de notre petite planète ont quelque chose de légitimes. Et puis après tout, des mecs qui rêvent d’une vie qui n’est pas censée être la leur, ce n’est finalement qu’un schéma universel. Chez nous on a bien des blaireaux qui s’échangent des cartes de visite dans des salons professionnels en rêvant d’être des artistes ou des artistes qui racontent de la merde en pensant être les portes-parole de ta pauvre condition de mec lambda. Alors tant qu’à faire, des Chinois qui se prennent pour des Romains, on n’est pas à ça près.
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Tags:BATAILLE CARRHAE·CHINOIS D'ORIGINE ROMAINE·DES CHINOIS DESCENDANTS DE LA LEGION PERDUE·LEGION PERDUE·LEGION ROMAINE PERDUE·MARCUS CRASSUS·THEORIE DE HOMER DUBS

Le fantasme ultime. La découverte de l’existence d’une planète habitable avec des êtres – comme nous ou pas, on s’en carre – mais en tout cas bien vivants. Des petits mecs dotés de tout un tas de capacités fantastiques qu’on se plait à imaginer organisés en une civilisation énigmatique, un truc qui bien entendu dépasserait complètement nos simplistes conceptions de civilisations basées sur la religion, le pognon et la baise. Et puis au détour d’un article, puis trois, puis cent, la possibilité se matérialise soudainement. Fin septembre, deux gus américains – des scientifiques qui jubilent à l’idée de révéler de nouvelles vérités à la face du monde – s’affichent tout sourire et s’étalent dans les médias les plus respectables de NOTRE planète, pour nous expliquer en substance, que ça y est, ils ont découvert une planète habitable, quelque part aux confins de l’univers. Et plus incroyable encore que l’annonce elle-même, c’est l’optimisme dont ils font preuve qui te coupe le souffle. Les chances d’une vie extra-terrestre existant sur ladite planète habitable sont de 100%. Et là, mon pote, je la vois poindre cette question qui se dessine sur ta gueule. Ah ouais vraiment? Hmm, comment te dire…
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Tags:ASTRONOMIE·GLIESE 581g·LA DECOUVERTE D'UNE PLANETE HABITABLE·PAUL BUTLER·PLANETE GLIESE·PLANETE GLIESE 581·STEVEN VOGT ET LA DECOUVERTE DE GLIESE 581