Putain les hôtels niçois, je vous jure… Je me lève Tranquilou®, lâche une petite pisse comme il se doit, enchaîne sur une douche salvatrice avant de me diriger vers l’un des éléments de discorde épisodique dans mon couple, à savoir ce putain de Mac, qui en plus de foutre la merde, ne marche que sur secteur. Et là, oh fucking surprise, que vois-je en ouvrant l’écran? Je vous le donne en mille… des putains de mini-fourmis. Ouais, ouais, pas de foutage de gueule, des fourmis quoi. Ce truc noir avec des pattes qui marche et portent des petites miettes de pain par équipe de deux. Mais attention, elles ne sont pas dans l’écran ou je ne sais quoi. Qu’on s’entende, la machine n’est pas encore allumée. De vraies fourmis se baladent sur la petite bande qui sert de jonction entre le corps et l’écran. Qu’à cela ne tienne, aux grands maux, les grands remèdes. Je referme le truc pour entamer un mouvement sec et régulier et secoue l’ordinateur dans tous les sens, histoire de vérifier l’étendu des dégâts et faire sortir les envahisseurs. S’ensuit une pluie de mini-fourmis (genre dix quoi!) qui tombent les unes après les autres de l’intérieur de la machine sur le drap de mon super lit deux places. Non, je ne suis pas un gros porc. Si je fais ça sur le lit, c’est parce que grosso modo, il occupe environ 75% de l’espace de la pièce. On fait donc comme on peut…
Après deux minutes d’acalmie, j’envisage sérieusement avoir gagné mon combat contre le Mal et pour définitivement calmer les ardeurs des dernières éventuelles récalcitrantes, j’emploie la méthode contestée et tristement efficace de la crémation, en mettant la machine en route…
Alors, à votre avis quoi? En resterait-il après une bonne session de computer shaking? Non… Ben t’as raison toi! Evidemment qu’il en restait! Une. La survivante. La chef des fourmis. Celle qui comme dans les films a des super-pouvoirs et ne veut pas crever. Si j’avais été un mec lettré façon grand public , j’aurais pu utiliser une référence d’un bouquin de Bernard Werber, mon maître à penser. Mais comme ces bouquins ne m’ont jamais excité, je le paie aujourd’hui. Incapable de produire la moindre référence. Mais comme je lis un Ellroy cette semaine, on va la jouer sanglante… Et puis si des lecteurs d’Abstrait ≠ Concret lisent du Weber et en sont fiers, qu’ils le fassent savoir et défendent leurs opinions politiques…
Pour en revenir à nos bestioles, forcément, pour que l’histoire soit bankable, il fallait qu’une putain de fourmi ait survécu à la méthode de la secousse sismique de grande ampleur et n’ait pas encore cramé non plus. Ouais sinon si c’est trop facile, Bruce Willis n’acceptera pas le rôle. Malgré des températures extérieures comme intérieures déjà franchement élevées à huit heures du matin, une garce s’en était donc sortie. Cerise sur le gâteau, elle me prend pour un con. Pensant que je ne la verrai pas, ma mini-fourmi (environ trois fois plus petite qu’une fourmi classique) tente l’échappée en sortant par la barre espace, zizague entre le N et le B, passe en dessous du G… Moi, hystérique, tapote comme un malade sur toutes les touches pour venir à bout de l’ennemi. Plus de nouvelle depuis. La misérable bête gît donc désormais, sans doute quelque part entre le H et le U…
Ce soir, comme une leçon apprise, j’éviterai donc de laisser traîner mon ordinateur par terre, tout en priant pour que les bestioles ne soient pas des fourmis de Rasberry. Désormais serein, je prépare déjà déjà le prochain opus, à savoir l’invasion de mon grille-pain par des sauterelles australiennes tout en attendant une mise en demeure de la SPA pour homicide de catégorie 27 sur mini-fourmis…
Wernard Berwer est écrivain et alcoolique notoire. Il est auteur de la trilogie à succès “Eddie Mourfi, la fourmi de Beverly Hills”
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13 réponses pour le moment !? ↓
1 oGhu // juil 22, 2008 at 12:58
Rah les fourmis. Rah.
J’ai lu Bernard WeRber (pas weber) pendant un bon moment, quand mon quotidien n’était pas encore complètement absorbé par l’écran d’ordi (bon, j’exagère) et j’ai beaucoup aimé. J’ai lu les 3 Fourmis, les Tanathonautes, l’Empire des Anges, le Souffle des Dieux, l’Ultime Secret. Je recommande. Même si c’est des bouquins qui servent qu’à se faire du fric, et bein c’est quand même bien. Même si ya aucun style, sinon celui de la simplicité, c’est peut-être parce que j’ai lu Werber à 13 ans que j’ai adoré Voltaire cette année. C’est aussi grâce aux Fourmis que j’ai compris qu’on pouvait faire réfléchir (un peu) les gens, tout en racontant une histoire abordable pour tous.
Donc j’ai aimé, je défends, je relirai (quand le goût de la lecture me reviendra).
Pour ce qui est de tes fourmis et de ton Mac (j’en veux un!!!) : il fallait pas faire tomber les tartines de confiture dessus!
2 Deliriumstremens // juil 22, 2008 at 14:44
Ca me fait pareil avec des petits serpents et les lattes du parquet…
3 celineceline // juil 22, 2008 at 14:50
grrrrh, qu’est ce que je donnerai pour être dans un hôtel niçois à compter les mini fourmis….
4 JT // juil 22, 2008 at 15:10
Au delà du fait que ton Mac se soit trouvé par terre, je pense que ton clavier devait déborder de trucs bien dégueulasses et sucrés, des trucs pas mangeables pour le commun des mortels, à mi chemin entre la mozzarel à la dioxyne de Naples et les manchons de poulets KFC… ces petites bêtes bouffent vraiment n’importe quoi!
5 Dissidence // juil 22, 2008 at 17:12
Lu Werber aussi. Après Bram Stocker et avant Céline. Le contenu scientifique est sur la corde raide entre la vulgarisation et le préjugé, le style est parfois pénible, celà dit ça se lit facilement et ça a un intérêt. Au moins ce n’est pas ennuyeux, du moins pour ce que j’ai lu.
Mes opinions politiques ne sont pas celles de Werber. Ce n’est pas un très gros problème, ses livres ne sont pas des compilations de propagande bobo. On arrive à l’ignorer.
6 Charlibi // juil 22, 2008 at 18:22
Splendide papier.
Problème : c’est de la littérature, pas du journalisme.
7 Loïc Rechi // juil 22, 2008 at 19:46
oGhu > Défense plus qu’acceptable et complètement acceptée! Et puis si tu mets ça en exergue avec du Voltaire…
Delirium > La fièvre, je lui ai mis la fièvre…
celineceline > Ouais, c’était la référence pas obligatoire pour me la raconter… Mais bon, à la fois Nice et Barcelone, même combat…
JT > Euh l’autre! Bon, t’as peut-être pas tort. Merde, merde, merde…
Dissidence > Un peu comme pour oGhu … Mention spéciale pour la tirade finale…
Charlibi > Je sais coco… Mais il n’y a pas de règle ici. Je te recommande d’ailleurs très vivement de te reporter sur la section ABOUT qui corroborera mes dires…
8 koolfarmer // juil 23, 2008 at 9:53
Ouais ben evite tout de meme de prendre ton ordi a la plage, parceque c’est pas des poisson qui vont sortir de ton ordi.
Remarque nice , c’est des galets!?
Au fait tu veux passer voir ma grand mere?
9 Edouard // juil 23, 2008 at 10:22
c’est totalement fou cette histoire …
10 celineceline // juil 23, 2008 at 14:21
ha, j’avais pas vu…. très très bon …. Eddi Mourfi ….
11 david // juil 23, 2008 at 17:56
magnifique ce petit billet, je m’en gratte de plaisir
“Je me lève Tranquilou®, lâche une petite pisse comme il se doit, enchaîne sur une douche salvatrice avant de me diriger vers l’un des éléments de discorde épisodique dans mon couple”
…”lâche une petite pisse comme il se doit”
je bois tes paroles, Charlibi avait raison, c’est de la littérature
12 Loïc Rechi // juil 23, 2008 at 19:25
koolfarmer > Pour la grand-mère ça ira…
Edouard > Je sais bien…
celineceline > Ah merci, quelqu’un qui le relève. J’en suis très fier de celle-là
david > Tu m’en vois ravi!!
13 Stoby // juil 23, 2008 at 21:43
A défaut d’avoir des fourmis dans mon MacBook, j’ai eu la chance d’acheter un Ipod Classic hier dont le disque dur à du être attaqué par des fourmis de Rasberry…
Heureusement que j’avais oublié ces petites bêtes la, j’aurai était capable de leur invoquer cette cause au SAV…
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