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L’UNIVERS ARTISTIQUE DE SHANGHAI: 50 MOGANSHAN LU – VIDEO CREATION

septembre 5th, 2008 · 3 Commentaires · N'importe Quoi

(Vidéo à la fin pour les lecteurs flemmards)

A l’occasion de mon voyage en Chine de l’automne dernier, j’avais pu découvrir le 50 Mo Gan Shan Lu, petit quartier d’artistes d’un Shanghai en pleine effervescence. Quelques amis m’avaient introduit dans ce petit havre de paix et de création, où travaillait notamment Min, une amie parisienne exilée dans une galerie d’art taïwannaise chez nos potes les Chinois. J’écrivais à l’époque:

« Ce mois de novembre est très doux à Shanghai. Un pâle soleil brille quelque part dans un ciel dégagé et plutôt bleu, détail plaisant dans une ville où on a plutôt l’habitude de la voir gris de pollution. Les terrasses ne sont toujours pas rentrées. Personne ne semble s’en émouvoir. Encore moins s’en plaindre.

Ces conditions météorologique clémentes valorisent d’autant plus le 50 Moganshan Lu, un complexe accueillant des ateliers d’art contemporain, petite perle au cœur de la grande Shanghai.  Préservée du bruit incessant des moteurs des voitures et contrastant avec le béton sans charme des immeubles d’au moins vingt étages qui fleurissent un peu partout dans la ville et ne manquent pas de l’encercler, le 50 Mo Gan Shan s’affirme comme une des « place to be » de Shanghaï. Situé dans le nord de la ville, l’endroit accueille une zone entièrement dédiée à l’art contemporain chinois, la deuxième plus importante du pays.

L’endroit, à l’origine un centre industriel de fabriques de farines, est pourvu d’un  cachet fou. Les anciennes bâtisses, mélange de briques rouges entrecoupées de grandes baies vitrées, de gouttières, le tout ponctué de petites lampes d’époque,  ont été conservées et reconverties en un dédale de galeries. Agencée autour d’une place rectangulaire centrale d’une vitalité indéniable,  la zone vit au rythme du flot incessant de ces badauds qui se mêlent indistinctement aux artistes.

La place, très cosmopolitaine, voit se succéder inlassablement Chinois bien entendu, mais également Japonais, Coréens, ainsi que de nombreux Européens et Américains, aux styles vestimentaires souvent très travaillés et variés pour la plupart, les rendant plus beaux les uns que les autres.

En y réfléchissant quelques instants, on s’imagine que dans un pays comme la Chine, la création d’un espace de ce type, entièrement dédié à l’art contemporain chinois résulte très certainement de la volonté politique de certains communistes sans doute un peu plus avant-gardistes que d’autres, qui avaient pris précocement conscience de l’enjeu que représente l’art dans le rayonnement d’un pays. Et pourtant après vérification, la réalité est bien autre. A l’heure de l’ultra-capitalisme chinois, la mairie de Shanghai et l’Etat, propriétaire des locaux, avaient surtout vu dans ces anciennes usines une manne financière non-négligeable dont elle se débarrasserait auprès de quelques promoteurs immobiliers qui se feraient le plaisir de  tout raser avant d’y reconstruire d’autres barres verticales, similaires à celles qui entourent déjà la zone. Pourtant, c’était sans conter sur l’acharnement de quelques jeunes créateurs et artistes qui prirent le parti d’engager un bras de fer avec l’Etat. Un énième remake de David contre Goliath. Et au prix d’ardues négociations, ils l’emportèrent et obtinrent donc le droit de faire de l’endroit un espace ayant la création pour seule raison d’être. »

Etc. Au début, j’avais envisagé de vendre un papier sur le quartier en question à un magazine comme Beaux-Arts ou je ne sais quoi, puis finalement, sans vraiment me rappeler pourquoi, je constate donc aujourd’hui que je ne l’ai pas fait… Si j’en profite pour vous parler de l’endroit maintenant, c’est que je viens de réaliser le weekend dernier le montage d’une petite vidéo, justement filmée en novembre dernier, le jour même où j’écrivais les lignes ci dessus, dans le dédale de galerie de Mo Gan Shan Lu.

Montées sur une musique assez punchy de Simian Mobile Disco, dont je vous avais parlé il y a peu de temps, les images sont donc une pénétration sans prétention dans ces espaces artistiques d’une grande richesse.


Mo Gan Shan Lu – Art Place – Shanghai (China) from Loïc Rechi on Vimeo.

Pour ceux enfin qui souhaiteraient plonger un peu plus dans la chine et qui n’avait pas vu un autre de mes petits films, intitulé « A Chinese Way of Life », je vous propose simplement de cliquer sur le lien pour le découvrir.

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3 réponses pour le moment !? ↓

  • 1 simpn // sept 6, 2008 at 12:05

    tout tient vraiment dans 50mo????

  • 2 Loïc Rechi // sept 6, 2008 at 13:24

    Simon > Sur une disquette même! ;)

  • 3 G // sept 7, 2008 at 14:15

    Jolie babey !

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