Abstrait ≠ Concret

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CES ROBOTS QUI PENSENT ET AGISSENT COMME DES HUMAINS…

juin 16th, 2009 · 19 Commentaires · NERDZ CULTURE, Science

Le paresseux qui sommeille en chacun de nous serait bien content de s’adjoindre les services d’un être en charge de toutes les œuvres chiantes de nos vies de mécréants comme faire la vaisselle, torcher le cul de son gosse ou être sympa avec la sœur débile de ta meuf. Afin d’accomplir la majorité des assertions précédemment énoncées, les riches possèdent des employés et les plus salauds d’entre-nous s’achètent même des jeunes filles malgaches qu’ils enferment dans des placards du XVIe parisien le reste du temps. Dans l’impossibilité économique ou morale de s’attacher les services d’un être humain pour faire les trucs qui foutent la flemme, les autres se contentent de se palucher le cerveau avec des histoires de robots qui feraient le ménage et plus si affinités. En ce qui concerne les tâches ménagères, les progrès sont flagrants et la soubrette sur roue un peu conne mais au fait des dernières avancées en matière de repassage de chemise est sans doute pour demain. Par contre, pour le Nerd en mal d’affection et de potes rêvant de son androïde Brigitte Lahaie qui lui expliquerait comment caresser les seins d’une fille, c’est pas pour demain. Enfin quoique…

En matière de robotique, nombreux sont les chercheurs qui s’évertuent à inventer des machines qui  ne soient pas seulement de simples travailleurs mais de véritables compagnons de vie. Pour autant, arriver à ce résultat implique l’existence de robots qui soient à la fois capables de poser des questions, discuter, formuler des hypothèses, explorer des voies de réflexion multiples, conseiller et comprendre voire anticiper une idée qu’un interlocuteur pourrait lui soumettre. Quand on réalise que certains humains n’en sont eux-mêmes déjà pas capables, on se dit que les mecs ont du pain sur la planche et que R2D2, c’est pas pour demain. Pourtant, une fois n’est pas coutume, plusieurs spécialistes européens en matière de robotique, psychologie et sciences cognitives et regroupés au sein du projet JAST ont développé un robot capable dans une certaine mesure de prédire les intentions d’un partenaire humain, ouvrant de la sorte quelques perspectives en matière d’interactions entre humains et robots.

Dans un cadre où deux individus humains travaillent ensemble afin d’atteindre un but commun, les mécanismes cognitifs sont la base même de la réussite de l’opération. Or, en raison du peu d’études disponibles à ce sujet, les membre du projet JAST (Joint-Action Science and Technology) ont conduit de nouvelles études visant à mieux comprendre ces mécanismes humains afin d’améliorer le développement de comportements plus « naturels » chez les robots.

En ambitionnant de comprendre le fonctionnement de ces processus cognitifs, les chercheurs participant au JAST ont pu démontrer une nouvelle fois qu’il existe des « neurones miroir » qui s’activent en fait lorsqu’un individu A est impliqué dans la réalisation conjointe d’une tâche avec un individu B. Ainsi, pendant que l’individu A observe son partenaire, les « neurones miroir » miment l’action observée, traduisant la mise en marche d’un processus cérébral. Le cerveau de l’individu A enregistre alors l’information observée et reproduit même instantanément l’action en question – et les erreurs commises le cas échéant – pour finalement l’assimiler et ensuite lui donner un sens. Pour ce faire, il agit soit comme un miroir de l’action de l’individu B afin de la reproduire à son tour, soit comme un outil cherchant à trouver l’action la plus adéquate qui viendra compléter la tâche effectuée par l’individu B.

Partant de cette constatation les partenaires du JAST ont construit un système robotique incorporant cette capacité d’observation et de reproduction tel un miroir. Le robot construit n’observe pas comment apprendre une tâche – il est programmé pour déjà la connaitre – mais comment réagir en fonction du comportement l’individu en face de lui à l’heure de réaliser ladite tâche.

Les réactions du robot ont ainsi été testées dans différentes conditions. Tour à tour professeur et  simple alter-égo dans une opération visant à assembler un jouet compliqué à monter, les tests ont prouvé que le robot et l’humain étaient en mesure de coordonner leur travail. Plus surprenant également, à l’aide de certaines indications, le robot s’est montré en mesure de prédire ce que son partenaire humain s’apprêtait à faire simplement en l’observant se saisir d’un outil ou une pièce de l’assemblage. La machine était par ailleurs programmée pour traiter les erreurs suspectées ou obtenir des clarifications quand l’intention du partenaire étaient ambiguë. Par exemple, si une pièce pouvait être utilisée dans la construction de trois modules différents du jouet, elle interrogeait directement l’humain pour savoir ce que celui-ci avait clairement en tête.

Or cette révolution constitue une avancée majeure puisque d’une certaine façon, la machine pense par elle-même, apprend à anticiper l’action du partenaire, et même repérer ses erreurs éventuelles quand celui-ci ne suit pas la procédure correcte ou attendue. Si certains chercheurs avaient déjà programmé des robots pour anticiper des mouvements, rien n’avait jamais été fait en matière d’anticipation de décisions ou d’intentions. Le projet européen semble donc avoir atteint un niveau jamais égalé en matière d’association  entre recherche cognitive et robotique. A signaler qu’il est assez rare de voir les Japonais se faire niquer la gueule en la matière.

L’application de la variable cognitive ouvre donc la voie vers des applications robotiques complètement folles. On imagine déjà le robot qui anticipe de retourner chercher de la picole en soirée chez le Rebeu quand le niveau de bières dans le frigo commence à atteindre un niveau critique. Mieux encore, on l’imagine parfaitement en train de repérer le changement de teint de peau de votre pote Roger au fur et à mesure des shots de vodka et des spliffs, et anticiper le vomi sur ton canapé blanc Ikea en le choppant par le col avant le moment critique et le jetant sans délicatesse dans les chiottes pour lui faire comprendre qu’il n’est qu’une merde. On imagine enfin le bonheur des nerds du futur qui ne connaitront peut-être pas les joies d’une femme en chair et en fluide, mais qui bénéficieront d’un robot féminin capable de sentir quand c’est le moment de leur sucer la quine et quand c’est le moment de faire la cuisine. On va pas dire qu’on les envie, mais ce sera toujours mieux que d’enculer un gant avec des nouilles tièdes et bouffer des Bolinos…

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19 réponses pour le moment !? ↓

  • 1 BlackMass // juin 16, 2009 at 8:16

    la référence aux Bolinos a la fin (Momo style quoi), j’ai la larmichette mec

  • 2 Seyoda // juin 16, 2009 at 11:11

    « enculer un gant avec des nouilles tièdes »
    > y’a du vécu? en tout cas c’est bien une technique à laquelle j’aurais jamais pensé…

  • 3 Carnasse // juin 16, 2009 at 12:29

    Technique de taulard.
    Ce mec c’est juste un ex taulard.
    C’est pour ça qu’il écrit aussi bien et trouve toujours les meilleurs sujets.

  • 4 Andréa // juin 16, 2009 at 13:10

    Bientôt les psys pour robots??

  • 5 Pouhiou // juin 16, 2009 at 15:27

    Mouais… le hic dans tout cela c’est que le robot agit dans une situation au protocole connu et pré-programmé (=monter un jouet). Il faudrait donc créer une base de données incluant toutes les situations d’une vie… Mais la vie est-elle si prévisible ?

    Bien sûr, on y travaille. Des semaines métro-boulot-dodo, des samedis courses-télé-tirage de bobonne, des dimanches ménage-famille-engueulades… On finira bien par penser comme des robots avant qu’ils ne pensent comme nous.

    Ah, si seulement nos cerveaux étaient vraiment comparables à des ordinateurs… les politiques auraient enfin des « programmes » à nous proposer !

  • 6 Kaka // juin 16, 2009 at 19:10

    Pour ce qui est de la base de données dynamique, on est déjà super balèzes en réseaux de neurones, qui reproduisent grosso merdo le fonctionnement du cerveau humain: des milliers, voire millions (milliards?), de cellules booléenes (état « 1″ ou « 0″), dont les interconnexions ont des poids variables, forme la base de données. La possibilité de modifier ces poids en fonctions de l’entrée d’informations, et du résultat en sortie, permet à cette base de données de se corriger constamment, de s’affiner, et donc d’apprendre. « Apprendre, c’est vivre ».
    Pour ce qui est du gant fourré, éviter scrupuleusement de foutre le fromage rapé qui colle plus que de raison. Et le parmesan irrite!

  • 7 Pouhiou // juin 16, 2009 at 20:17

    OK, mais non.
    Les neurones ne sont pas des cellules booléennes, puisqu’en plus du « 1″ et du « 0″, elles donnent aussi le « -1″.
    Et la neuroplasticité (évolution dynamique de notre cerveau en fonction du temps) de nos cervelles détruit toute velléité de simuler cet organe avec des puces et autres circuits.

    Le problème est dans la métaphore. On a dit que les ordis sont des « machines à penser » (balbutiements de l’ère informatique). Du coup, on pense pouvoir un jour (peut-être) créer un ordinateur-cerveau artificiel.

    Mais notre cerveau n’est pas un super-ordinateur, pas plus qu’il n’est une « super clepsydre » (ce à quoi le comparaient les grecs antiques…).



    Désolé, je sors tout juste de « Embrasser le Ciel Immense » de Daniel Tammet qui traitait du sujet.

    Pour le gant, je déconseille tout fourrage dans des produits laitiers (crème fraiche, beurre, danette) : ça tourne. Et puis mettre de la danette dans ses pâtes…

  • 8 david // juin 17, 2009 at 5:42

    jboufferai bien un cul de robot là

  • 9 Loïc H. Rechi // juin 17, 2009 at 8:53

    Black > Hehe, tu peux mec, j’avais oublié que c’était un excellent complément alimentaire en cas de consommation excessive d’herbe.

    Seyoda > Pas besoin de vécu, c’est une technique assez répandue qui a visiblement fait ses preuves.

    Carnasse > Haha, je suis bien trop une fiotte pour ça. Thanks en tout cas.

    Andrea > Who knows?

    Pouhiou > Je suis très fan de ton résumé des semaines, samedi, dimanche à défaut de pouvoir corroborer tes dires en matière de cellules booléennes et de neuroplasticité…

    Kaka > Evidemment, le parmesan c’est fatal…

    david > Avec un peu de rouille sur les bords?

  • 10 Ferdinand // juin 17, 2009 at 11:21

    Et c’est pour ça que Dieu a du créer la femme car lui-même était infoutu de concevoir un lave-vaisselle qui suce.

  • 11 BlackMass // juin 17, 2009 at 14:28

    la consommation excessive d’herbe, ca n’existe pas…

    y’a que des ptites chattes avec des poumons de hobbits

    pour tout le reste, il y a eurocard macdonalds

  • 12 david // juin 17, 2009 at 16:43

    hahahahaha

  • 13 VQ // juin 17, 2009 at 18:35

    Carnasse : « Ce mec c’est juste un ex taulard.
    C’est pour ça qu’il écrit aussi bien et trouve toujours les meilleurs sujets. »

    Le syndrome J. Coupat?

    Du coup cet article tombe bien, je viens juste de voir Termintaor pour la première fois. N’est pas droïdogeek qui veut.

  • 14 FaTras // juin 17, 2009 at 22:53

    La photo de l’article m’a bien baisé, je pensais que ça parlerait de cul…
    Par chance, la conclusion vient de me donner des idées.

  • 15 Teng // juin 18, 2009 at 9:48

    LOL

  • 16 Loïc H. Rechi // juin 18, 2009 at 12:01

    Ferdinand > L’homme le fera peut-être.

    Mass > Hahaha, t’es con!

    VQ > Le syndrôme Coupat, parfait. Où sont les caméras?

    FaTras > Racolage passif, une classique.

    Teng > Voilà

  • 17 sexualhealing // juin 20, 2009 at 12:09

    Trop drôle la fin de l’article !
    Je suis pour la robotisation utile : recherche scientifique, applications médicale.
    Mais entièrement contre la robotisation de la vie active et/ou quotidienne : un truc à faire des êtres humains des connards assistés, n’ayant plus aucun sens de l’effort. Je sais pas vous, mais moi ça me ferait sincèrement chier de ne plus avoir rien à faire (même les tâches ménagères, j’y trouve un certain plaisir qui me permet de penser à autre chose tout en dansant avec la musique à fond :D )…sans parler de la robotisation du travail = chômage.
    Enfin de toute façon c’est pas pour tout de suite, mais je ne veux pas de robot dans ma piaule merci !

  • 18 Tibo // juil 9, 2009 at 15:47

    Définitivement fan !!
    Après quelques lectures d’article, j’adhère ! De la pure info. avec un savant mélange de sérieux et du pire de la langue française.

    C’est bon, je m’abonne…

  • 19 Loïc H. Rechi // juil 9, 2009 at 16:24

    Tibo > Sans doute la meilleure décision de la journée ;)

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