Illustration par David A. pour A≠C
De façon ponctuelle, Abstrait ≠ Concret se pose modestement en observatoire de la connerie et la crasse intrinsèques à la race humaine. Pour résumer la chose, l’humain est une charogne qui bousille tout ce qui l’entoure sans raison, s’imprègne de croyances débiles au gré des modes et des saisons, et accessoirement baise avec des poupées en silicone, non seulement parce que ça coûte moins cher à entretenir en cadeaux que son alter égo organique et aussi parce que ça débite moins d’insanités à la minute. Si on ajoute à cela que son esprit pervers mais hautement commercial l’incite à faire coucher des playmates avec des poneys parce qu’il existe un public friand de zoophilie – qui se convertit donc automatiquement en une cible marketo-commerciale – on est en droit de se demander si le fait que l’Homo sapiens ait eu des relations sexuelles avec l’Homo neanderthalensis est bien surprenant. Pour ceux qui galéreraient avec le latin et auraient eu un léger doute à la lecture de la phrase précédente, le postulat est clair : l’espèce humaine moderne et l’homme de Neandertal partouzaient ensemble.
Un être pas aussi horrible qu’on le voudrait
Qu’on se le dise, les hypothèses à ce sujet ne sont pas nouvelles. Depuis des dizaines d’années, les projections les plus folles concernant l’homme de Neandertal sont légions. Après une difficile reconnaissance suite aux premières découvertes d’ossements au dix-huitième siècle, l’homme de Neandertal a longtemps eu très mauvaise presse, globalement victime d’un jugement extrêmement négatif en comparaison à nous les Homo sapiens, cet être moderne tellement évolué. Tour à tour considéré comme un être simiesque, aliéné, vilain et parfaitement teubé, l’Homo neanderthalensis n’était certes peut-être pas très glamour, mais semble avoir fait preuve d’une certaine forme de raffinement qui tranche largement avec l’imagerie populaire. Par conséquent, en alléguant récemment lors d’une conférence organisée au laboratoire Cold Springs de New-York que l’homme moderne aurait forniqué avec son cousin néandertalien, le professeur Svante Paabo, éminent spécialiste génétique de la prestigieuse Max Planck Institution for Evolutionary Anthropology de Leipzig balance une nouvelle pierre dans cette mare trouble avec une question primordiale en toile de fond : ces relations contre-nature ont-elles entrainé la naissance d’enfants?
Pour ceux qui n’auraient rien branlé en cours d’histoire en CM1, l’homme de Néandertal est un représentant fossile du genre Homo qui a vécu en Europe et en Asie occidentale durant la période du Paléolithique moyen, à savoir une période s’étalant environ entre 250 000 et 28 000 ans avant l’ère actuelle. Pendant longtemps – principalement par manque de connaissances mais aussi par mauvaise foi – les Néandertaliens ont été considérés comme une simple sous-espèce au sein de notre espèce Homo sapiens. Depuis, les études menées entre les premières découvertes aux alentours de la période 1830-1860 et aujourd’hui ont conduit la grande majorité des auteurs et scientifiques à s’accorder sur le fait que l’homme de Neandertal constituait bien une espèce indépendante, communément dénommée Homo neanderthalensis. Loin de l’être frustre et peu précautionneux décrit par les premiers observateurs, il est aujourd’hui établi que cette bête à poil est à l’origine d’une abondante culture matérielle. Par ailleurs, il incarne sans doute le premier être terrestre ayant fait preuve de véritables préoccupations d’ordre esthétiques et spirituelles, manifestant cette approche notamment dans le soin apporté aux sépultures de ces congénères, ce qui en fait de facto l’ancêtre attesté de nombre de réalisateurs arty et torturés que vous chérissez tant.
Des hypothèses pipées pour expliquer son extinction
Malgré tous ses bons côtés, l’homme de Neandertal a misérablement disparu, rayé de la carte de l’évolution, il y a environ 25 000 ans*. Selon des tonnes de données archéologiques supposément fiables, notre cousin à poil n’aurait pas subi une extinction massive comme on peut l’entendre parfois mais aurait plutôt expérimenté une disparition progressive, tel un vieux fantasme de science-fiction. Evidemment nombre de théories ont fleuri et ont été démontées au court des cent quatre-vingt dernières années. Celles concernant la disparition de leurs gibiers de prédilection, les modifications climatiques ou encore les problèmes d’ordre génétique dus à une forte consanguinité ont par exemple été jugées peu réalistes à l’échelle d’une population continentale, et peu pertinentes quand on sait que les Néandertaliens ont vécu près de 200 000 années, démontrant très largement leur capacité d’adaptation à des conditions climatiques et environnementales très fluctuantes.
D’autres théories sont néanmoins encore en cours d’examen. La possibilité d’une épidémie virale ou bactérienne, voire parasitaire, a pu être favorisé par les 12 000 années – en gros entre 40 000 ans et 28 000 ans avant notre ère – durant lesquelles l’homme moderne et l’homme de Neandertal ont cohabité. L’homme moderne issu du continent africain aurait ainsi pu apporter des maladies épidémiques d’origine tropicale. Pour autant, le laps de temps de 12 000 années semble bien trop long pour une simple épidémie. Des scientifiques de l’université de Newcastle, en se basant sur une série d’analyses poussées de l’ADN de plusieurs spécimens de Néandertaliens ont récemment relancé la théorie du réchauffement de la Terre il y a environ 25 000 ans. Selon eux, ces pauvres Néandertaliens auraient subi un déréglage génétique, les rendant incapable de produire l’énergie nécessaire pour éviter une surchauffe de leur corps conduisant à la mort. Si celle-ci est probablement la plus récente, l’autre hypothèse selon laquelle la disparition des Néandertaliens serait liée à l’arrivée des hommes modernes et la compétition qui s’en serait suivie pour l’exploitation des territoires et des ressources apparaît un poil crédible quand on sait le potentiel destructeur dont notre espèce fait preuve. L’hypothèse s’appuie notamment sur la concordance des périodes d’expansion d’Homo sapiens avec cette disparition, l’homme moderne ayant quitté le Proche-Orient pour l’Europe, il y a environ 40 000 ans. Mais encore une fois, cette théorie reste partiellement contestée aussi bien en raison de l’absence de traces de morts violentes ou de traces de cohabitation prolongée sur un même territoire que de la meilleure connaissance du territoire qu’avaient les Néandertaliens en raison de leur installation plus ancienne.
Fils de pute néandertalienne?
S’il est donc difficile de conclure de manière catégorique que les humains modernes et les Néandertaliens se sont fait la guerre, le professeur Paabo est convaincu qu’ils ont fait l’amour. Le phénomène d’accouplement entre deux espèces est une réalité déjà connue. Ainsi, on sait qu’il arrive à des animaux comme les chevaux et les zèbres ou les lions et les tigres de s’accoupler ensemble. La véritable question que le professeur Paabo se pose désormais consiste plutôt à savoir si l’union de ces deux espèces humanoïdes a pu entrainer la naissance d’enfants, et auquel cas savoir si ces enfants ont pu contribuer à la constitution de notre génome actuel. L’hypothèse d’un héritage génétique transmis en partie à l’Homo sapiens n’est pas nouvelle, et à vrai dire, la dissolution de la population néandertalienne consécutive à un accouplement fécond constitue toujours une des hypothèses à ce jour non écartées pour expliquer sa disparation. Au cours des dernières années, des fossiles présentant à la fois des caractéristiques néandertaliennes et humainement modernes ont été découvertes, suggérant ce croisement. Un squelette d’enfant découvert en 1998 à Lagar Vehlo au Portugal a ainsi été présenté comme un hybride. Pour autant, cette hypothèse, comme les autres, reste fortement sujette à discussion dans la mesure où il demeure extrêmement compliqué de démontrer la véracité de l’hybridation chez un individu néandertalien juvénile, alors que la variabilité de la population concernée est mal connue.
Concrètement, les scientifiques peinent à s’entendre sur ce sujet et les études génétiques qui y sont consacrées drainent régulièrement leur lot de résultats contradictoires. Là où certains auteurs ne voient aucun indice de contribution des Néandertaliens à l’ADN mitochondrial des premiers hommes modernes, d’autres soutiennent mordicus que les gènes d’Homo sapiens ne seraient pas exclusivement d’origine africaine et que le génome néandertalien pourrait représenter 5 % de celui des humains modernes, entretenant en résumé un sacré bordel sans que personne ne soit en mesure d’apporter la preuve qui fasse définitivement fermer sa gueule à l’autre. Avec l’idée fixe d’aller au bout de ses convictions, le professeur Paabo compte donc continuer à étudier les fossiles et autres carcasses de Néandertaliens à la recherche de traces d’ADN d’humains modernes. Grand spécialiste de la question, Svante Paabo pourrait bien arriver à ses fins. Il annonçait ainsi, dès février dernier, avoir déjà décodé plus de 60% de l’ADN néandertalien et être quasiment en mesure de mettre en place des comparatifs à fort potentiel avec les ADN d’humains et de chimpanzés. En décodant les 40% restant, Paabo et son équipe allemande pourraient théoriquement – au delà de toute question de morale et de viabilité – mener à bien le clonage d’un Néandertalien et rendre vie à cette espèce disparue depuis une plombe. Les producteurs pornos n’auraient alors plus qu’à emboiter le pas pour donner vie à la très attendue trilogie des « Homo-sapiens Bitches ».
* 25 000 ans est un chiffre approximatif, certains scientifiques parlant de 28 000 ans là ou d’autres considèrent plutôt 24 000 ans. Ca vous donne un ordre d’idées, et je m’attache à faire un boulot documenté, mais globalement on s’en branle.
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33 réponses pour le moment !? ↓
1 Eric // oct 28, 2009 at 21:03
Je donnerais cher pour comprendre comment les sujets de tes billets s’imposent à toi. Peut-être tu fais des paris où tu dois placer « fils de pute néandertalienne » et hop, t’arrives à ça ?
Bon, j’adore ce que tu fais, on le sait.
Sinon, tu feras gaffe, y a une énorme faute dans le titre (ahah)
2 William // oct 28, 2009 at 21:41
Salut à tous,
Cet article passionnant sur la vie sexuelle de nos ancêtres m’a conduit à réfléchir sur l’origine de l’homme moderne. S’il est reconnu que l’homo sapiens est une espèce a part entière, il n’en demeure pas moins qu’il doit bien découler d’une espèce précédente. La théorie darwinienne peut nous laisser supposer que l’homo sapiens est donc le descendant direct de l’homo Neanderthalensis. Deux questions me viennent alors… Tous d’abord, si ces deux espèce ont cohabité pendant quelques années et qu’elles ont eu des rapports, pourquoi n’aurai tel pas pou avoir d’enfants? En effet, il me parait logique que le premier homo sapiens qui ai né a bien du arriver a ce reproduire pour donner naissance a un petit homo sapiens est ainsi créer une nouvelle espèce. Ce n’est qu’après multiples génération que l’homo sapiens est devenu une espèce indépendante. Mais alors qu’est ce qui l’aurait empêché de continuer à baiser avec ses congénères de la vielle époque les descendants les Néandertaliens « old school » encore présents???
La deuxième question que je me pose, découlant directement de la première c’est. N’y a t’il pas eu un moment ou les enfants issus de croisement n’ont plus été « bien formé »?? En effet, ont peut penser que les croisements entre deux homo issus de des espèces trop éloignés ont pu donner naissance a des enfants mal-formés ou tout simplement stériles. (Me vient l’exemple du cheval + ânesse = bardot, âne + jument = mule ou mulet) le bardot comme le mulet sont alors stériles.
Mais supposons que la mode de l’époque qui n’est rien d’autre que la sélection naturelle – résumée par : je baise avec toi parce que tu me donneras des enfants mieux adapté au monde actuelle – ai pousser les Néandertaliens à se reproduire majoritairement avec homo sapiens donnant ainsi des enfants et diminuant leur population jusqu’à l’extinction.
Il en résulte enfin que nous avons bien un petit pourcentage de gènes d’homme de Neandertal en nous et que seul l’homme moderne n’est présent aujourd’hui.
Une théorie que l’on devrait certainement soumettre au professeur Paabo.
3 oGhu // oct 29, 2009 at 0:51
@ William : D’après mes sources, on distingue deux espèces quand (à force de mutations aléatoires successives sur beaucoup de générations -et accessoirement une division physique d’un groupe de l’espèce ancestrale), leurs individus ne peuvent plus s’accoupler ou que leur descendance est stérile (ceci devrait répondre à tes deux questions).
Du coup pour ta nouvelle théorie, soit les bambins issus du croisement sont stériles (on distinguera alors bien deux espèces et c’est la sélection naturelle qui fera le ménage), soit les espèces se reproduisaient et alors on aurait qu’une seule espèce (la distinction Néandertal/Sapiens ne se serait jamais faite).
Je crois.
4 LA PRAVDA // oct 29, 2009 at 0:59
J’ai pas la force de le lire ce post!!!
Ces gros pavés me font PEUR!
5 Twitted by pseudohere // oct 29, 2009 at 7:33
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6 david // oct 29, 2009 at 10:56
@Pravada: t’as pas tort
1900s… »pavé » = 7 tomes de la Recherche du Temps Perdu
2000s.. »pavé » = 7 paragraphes de l’article de A/C
7 Alfie Bronx // oct 29, 2009 at 10:57
Depuis ce post, je regarde la p’tite scientifique de la planète des singes autrement…
Elle m’excite avec sa grosse bouche et ses rouflaquettes…
Super article
PS : vivement un article sur le heavy metal
8 Heren // oct 29, 2009 at 13:23
Un pavé lu -et relativement compris- en cinq minutes, quand même…
Toujours aussi interessant, même si au final, on s’en branle un peu, d’avoir ou pas de l’ADN néandertalien.
9 Le Izem // oct 29, 2009 at 14:36
Professeur Paabo
hahahahaha
haha
ha
L’intro de l’article déboite des ptites biches
10 Moi // oct 29, 2009 at 15:47
Sapiens, l’africain, Néanderthal, l’Européen.
11 Sok // oct 29, 2009 at 16:08
http://www.dailymotion.com/video/x8qwwq_levolution-expliquee-par-mme-garris_fun
12 FATras // oct 29, 2009 at 16:18
« Selon eux, ces pauvres Néandertaliens auraient subi un déréglage génétique, les rendant incapable de produire l’énergie nécessaire pour éviter une surchauffe de leur corps conduisant à la mort. »
Est-ce que cela veut dire qu’ils ne transpiraient pas, et que cela à entrainé leur mort?
Sinon vivement la trilogie, je m’ennuie un peu en ce moment…
13 BlackMass // oct 29, 2009 at 16:25
« l’espèce humaine moderne et l’homme de Neandertal partouzaient ensemble. »
l’origine des frères Bogdnaoff enfin résolue !
14 Gomar // oct 29, 2009 at 16:52
Excellent article, une fois de plus.
A lire: la saga « les Enfants de la Terre » de Jean M. Auel, traitant de ce sujet, facile à lire et passionnant.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Enfants_de_la_Terre_(Auel)
15 Kone // oct 29, 2009 at 18:25
« En décodant les 40% restant, Paabo et son équipe allemande pourraient théoriquement [...] mener à bien le clonage d’un Néandertalien et rendre vie à cette espèce disparue depuis une plombe »
Attends, le professeur Paabo ce serait pas un pote à Raël des fois? Le pauvre petit Néandertal est crevé depuis belle lurette, quel est l’intérêt de le réveiller pour le faire chier? Sérieusement le plus con de tous c’est bien l’homo sapiens sapiens…
16 Samuel // oct 29, 2009 at 18:30
Raaaa l’batard le keumé tro cheum!! avek la pute !!
17 Twitted by wunkii // oct 29, 2009 at 19:13
[...] This post was Twitted by wunkii [...]
18 Noyart // oct 29, 2009 at 22:37
Si ils n’étaient pas là, vous seriez vous ?
19 J2S // oct 29, 2009 at 23:02
@William et aux autres :
« La théorie darwinienne peut nous laisser supposer que l’homo sapiens est donc le descendant direct de l’homo Neanderthalensis. »
FAUX, sapiens et neanderthalensis sont 2 espèces distinctes. En effet, il ne faut pas se représenter l’évolution humaine comme une succession d’échelons sur une échelle, mais comme quelque chose de buissonnant où sapiens et neanderthal appartiennent chacun à une branche différente, les deux branches ayant une origine commune (ancêtre commun).
Pour plus de précisions sans les bêtises créationnistes innombrables sur le Web, voir ici : http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosevol/accueil.html
20 Andréa // oct 30, 2009 at 12:46
La disparition de l’homme de néandertal serait -elle due à une chute fatale de leur Indice de Bonheur Raelien??
21 Ferdinand // oct 30, 2009 at 13:32
Pas de paniques, si le petit jeu évolutions-mutations se poursuit encore un peu, on a toutes les chances de se retrouver d’ici quelques temps dans la même situation que néanderthal par rapport à une nouvelle espèce plus « performante ».
S’ils ne sont pas trop bégueules, ça donnera l’opportunité d’introduire un peu plus de variétés dans nos pratiques sexuelles.
Sûrement plus émoustillant que de baiser avec des cyborgs pré-programmés.
22 uberVU - social comments // oct 30, 2009 at 23:43
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This post was mentioned on Twitter by octave_borybert: RT @abstraitconcret: Quand l’Homo sapiens et l’homme de Neandertal couchait ensemble: http://tinyurl.com/yf6yvpl...
23 Twitted by dagrouik // oct 31, 2009 at 7:53
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24 Revue du Web n°1 : Houellebecq, Néandertal, Hadopi, Université… « // nov 1, 2009 at 17:32
[...] finir, Abstrait-concret nous parle avec grâce d’un temps où Homo Sapiens et Néandertal se connaissaient bibliquement : « De façon [...]
25 120 // nov 2, 2009 at 10:53
Félicitations pour cet article qui combat quelques idées reçues sur les néandertaliens. (Au passage, il n’y a pas de honte à citer Wikipédia comme source, surtout si l’article en question a été reconnu « article de qualité » de l’encyclopédie libre…).
Quitte à passer pour un rabat-joie et au risque de décevoir certains, il y a juste une grossière erreur dans la chute : même si l’on arrive à décoder 100 % du génome néandertalien, le clonage et les éventuelles partouzes ne seront pas possibles pour autant… Ce n’est pas parce qu’on a réussi à lire une information à partir de fragments épars, qu’on peut synthétiser les molécules très complexes d’ADN qui correspondent ni les implanter dans un ovule (de quelle espèce d’ailleurs ?) pour ensuite implanter le tout dans un utérus en espérant que l’embryon se développe… Comme l’a dit J. Testard à propos du clonage des mammouths, il reste à accomplir « une chaîne de performances assez improbable car pour faire revivre (ou seulement vivre) un animal il faut mettre en jeu beaucoup plus que son ADN »…
Cordialement, 120
26 Mathilde // nov 3, 2009 at 3:07
Laisse tomber le foot chéri (c’est soooo 1998), colle toi à l’anthropologie. et puis tu génères tellement de click, j’en trempe ma culotte en peau de dinosaure. ok pardon, je m’en vais.
27 J2S // nov 3, 2009 at 21:35
@Ferdinand et aux autres aussi : il faut se rendre à l’évidence, notre espèce est la dernière représentante de son genre (Genre Homo, unique et espèce sapiens, unique et dernière aussi). Dans le passé, plusieurs espèces ont pu coexister au sein du genre Homo mais ce n’est plus le cas de nos jours. On sait, en général ce qui advient d’une espèce qui est la dernière représentante de son genre : elle disparaît…
28 Tinky // nov 4, 2009 at 21:41
Bonsoir, cet article, qui m’a été signalé par les alertes google sur Néandertal, parce que je suis mordue du sujet, me plaît tellement que j’aimerais le reprendre chez moi, en citant la source, bien évidemment ! Puis-je me le permettre ? Votre style est vraiment trop génial et je me suis abondamment gaussée à sa lecture !
Pour rajouter de l’eau au moulin sachez que 1ù de gênes d’origine inconnue sont l’apanage des Européens de souche caucasienne et des Américains itou.
La différence génétique entre sapiens et Néandertal est de 0,2% aux dernières nouvelles et de 0,5ù entre le chimpanzé et le bonobo… Et chimpanzés et bonobos sont malgré tout interféconds et leurs produits hybrides sont féconds aussi. Ergo, les 1% de gênes bizarroïdes qui caractérsent les Européens font peut-être partie des 40% de notre velouté de la couenne aplati du plafond mais diantrement futé malgré tout… Qui sait ? Malgré son physique singulier, il était peut-être très sympa et aura su gagner le coeur de quelque Cro-Mignonne en goguette qui aura craqué pour le trapu costaud aux gros biscottaux mais drôle ! Et pourquoi pas l’inverse ? Un Cro-Magnon attendri par une petite donzelle de Néandertal charmante et rigolote ? La sublime série de BD Vo’hounâ d’Emmanuel Roudier parue chez les éditions Soleil raconte, en une intrigue sympa et passionnante et des dessins extraordinaires cette possible rencontre et cette histoire d’amour au-delà de toutes les différences.
En tout cas, si nous avons des gènes néandertaliens, ça m’amuse profondément, tiens !
Tinky, néandertalophile enragée
29 Revue du Web n°1 : Houellebecq, Néandertal, Hadopi, Université… « Moustache // nov 4, 2009 at 22:36
[...] finir, Abstrait-concret nous parle avec grâce d’un temps où Homo Sapiens et Néandertal se connaissaient bibliquement : « De façon [...]
30 rox // nov 5, 2009 at 3:16
cest con le sujet est flingué. un autre!
31 chris // jan 5, 2010 at 13:49
Simple mais efficace! pas mal comme analyse.
32 Madame Sapiens a fait crac-crac avec monsieur Néandertal // mai 7, 2010 at 17:11
[...] On lira aussi avec un certain plaisir un tel billet pour sortir d’une forme de politiquement correct: QUAND L’HOMO-SAPIENS ET L’HOMME DE NEANDERTAL COUCHAIENT ENSEMBLE… [...]
33 La vague et le roseau - Madame Sapiens a fait crac-crac avec monsieur Néandertal // juil 29, 2010 at 19:01
[...] On lira aussi avec un certain plaisir un tel billet pour sortir d’une forme de politiquement correct: QUAND L’HOMO-SAPIENS ET L’HOMME DE NEANDERTAL COUCHAIENT ENSEMBLE… [...]
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