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POURQUOI FACEBOOK VA TRANSFORMER L’INDIVIDU EN PUTE SOCIALE

juillet 19th, 2010 · 61 Commentaires · NERDZ CULTURE

Facebook – et les réseaux sociaux par élargissement – ont largement prouvé au cours de la dernière décennie qu’ils avaient une prise sans cesse croissante sur nos existences. Au delà des traditionnels relous resurgis du passé qui se révèlent être parfois de putain de casse-couilles, les implications massives sur le réel peuvent être surprenantes. Les Anglais – jamais les derniers en matière d’évolutions sociales foireuses – ont ainsi pu constater un étonnant retour des cas syphilis directement imputables à des actes fornication post-drague facebookienne ou s’insurger contre le mec qui vendait de l’alcool à domicile à des mineurs via un truc aussi con que sa page de profil. Mais à une échelle plus globale, Facebook s’est surtout révélé être un fantastique facteur de foutage de merde dans les mariages. C’est l’histoire d’une femme qui retrouve son premier amant de jeunesse, se prend à croire qu’elle a de nouveau seize ans et finit irrémédiablement par foutre en l’air son couple, sous prétexte d’avoir retrouvé des sensations de séduction et de baise vestiges de l’époque où ses seins ne tombaient pas encore jusqu’au nombril. Pourtant, au delà de tout le pognon inespéré pour les avocats spécialisés en droit de la famille, les réseaux sociaux pourraient surtout préfigurer une refonte d’une partie de nos normes sociales à une vitesse telle que vous ne vous étiez même pas rendu compte qu’on est déjà en plein dedans.

C’est une évidence Facebook divise. D’un côté, on trouve les gens heureux. Ceux-là prennent un pied infini en passant quotidiennement des heures à stalker les profils de leurs amis, à jouer à des jeux débiles, à partager des vidéos insipides et à pourrir le mur de leurs amis virtuels avec des cadeaux virtuels minables – « Gisèle t’as offert la rose de l’amour » – et des quizz effarants de connerie – « Kevin est une suceuse de bite. Et toi quelle salope es-tu? ». Et puis de l’autre côté, on a les grincheux. Souvent eux-mêmes inscrits sur la plateforme américaine, ils s’insurgent régulièrement contre les saillies de Mark Zuckerberg, son patron, qui nous explique tous les trois mois que la privacité est un concept obsolète, et que la tendance est désormais à la transparence. De manière récurrente, des groupes dissidents, des enamourachés de la vie privée, se soulèvent et tapent sur trois casseroles pour faire un peu de bruit et nous notifier qu’ils s’apprêtent à quitter Facebook. En guise de réponse, les autres utilisateurs les observent gesticuler, considèrent la possibilité de quitter le réseau une demie-seconde puis leur adressent souvent un regard plein de compassion feinte, un de ces regard qui en disent long sur l’emprise que les réseaux sociaux ont tissé sur leurs vies. Facebook est devenu une métaphore numérique du syndrôme de Stockholm. Le site matérialise une prison sans barreau, Mark Zuckerberg un geôlier et les utilisateurs des prisonniers de plein gré.

Comme le rappelait un récent article du New Scientist, cette addiction – puisqu’il s’agit bien de cela – trouve une vraie forme de justification dans la théorie de « la force des liens faibles » (The strenght of weak ties) développée en 1973 par le sociologue américain Mark Granovetter. Pour Granovetter, les liens faibles sont en fait tous ces individus qui nous permettent d’atteindre des sphère d’influence auxquelles on n’aurait pas accès par le biais de nos liens forts, à savoir famille ou amis proches par exemple. En 1973, Granovetter soulignait déjà qu’un nombre important d’individus trouvaient leur boulot grâce à des informations communiquées justement par ces liens faibles. Le sociologue américain émettait l’hypothèse qu’un tel phénomène était probablement dû au fait que si ces amis d’amis n’étaient pas exactement comme vous – pour des raisons sociales, professionnelles ou sphériques – ils étaient toutefois sans doute suffisamment proches en matières d’intérêts personnels ou d’entourage social pour avoir une influence positive sur votre existence.

Mais revenons-en à notre époque. Intrinsèquement, les choses ont sans doute assez peu changé, et on vit globalement dans une société où chacun est suffisamment malin pour vouloir ce qu’il considère être un bon job et suffisamment crevard pour tout mettre en oeuvre pour l’obtenir. Mais là où la situation a évolué, c’est que le nombre de liens faibles dont chacun dispose a considérablement augmenté, grâce aux réseaux sociaux et Facebook en particulier. L’émergence de tels outils de concentration de nos contacts nous a concrètement permis de centraliser la grande majorité de nos contacts en un sanctuaire numérique. En résumé, on s’est tous créé un putain de réseau. Dès lors, l’importance et le rôle primordial des liens faibles dans notre fonctionnement en tant qu’individu moderne sont plus forts que jamais.

De par le fonctionnement des réseaux sociaux, les barrières pour demander un conseil ou un service sont plus faibles que jamais. Autre donnée intéressante, la multiplication des statuts permet également d’accèder à une information à laquelle l’individu ne serait pas forcément parvenu dans sa sphère de référence. Pour peu qu’on ait les dents qui rayent le plancher, l’intérêt d’ajouter les potes de ses potes rencontrés à l’occasion prend tout son sens. Même chose avec les meufs qu’on baise un soir d’ivresse. Au delà de la possibilité de tirer un coup de nouveau, son implication dans son métier de chef de pub à Paris sera peut-être la clé qui permettra un jour d’en finir avec cet emploi d’éleveur de tortues dans le Finistère. S’il existe encore une relative nécessité d’entretenir des contacts physiques, l’impact du numérique atteint donc des proportions jusque là difficilement envisageables.

A en croire, Judith Donath, une chercheuse du Centre Berkman pour l’Internet et la Société de l’Université d’Harvard, l’explosion du nombre de liens faibles dans notre entourage pourrait entraîner de profondes conséquences sur nos structures sociales. Selon elle, la taille des groupes sociaux traditionnels était logiquement limitée par le manque de temps pour créer et entretenir une communauté fiable et de confiance. Jusque là rien de nouveau, c’est peu ou prou ce que le sociologue britannique Robin Dunbar avait évalué au début des années 1990 lorsqu’il avait émis la règle du nombre de Dunbar, selon laquelle il est quasiment impossible pour un individu de maintenir des relations sociales stables avec un nombre d’individus supérieurs à environ 150. Pourtant, pour Judith Donath, les réseaux sociaux ont précisément changé ce dernier point et nous permettent de nous construire un supernet (super-réseau) aux contacts très facilement accessibles et surtout plus gros qu’on aurait jamais pu l’imaginer. Plus rien d’étonnant dès lors à voir des clampins avec 500 ou 1000 potes sur Facebook. Plus aucune barrière, non plus pour rentrer en contact avec un membre du réseau via un message à l’arrache.

Indéniablement, que les râleurs le veulent ou non, les normes sociales évoluent et petit à petit, les différents groupes sociaux fusionnent. Famille, amis, collègues de travail, potes de potes ou conquête d’un soir prennent subrepticement une place équivalente dans notre espace numérique vital. Si l’un clame son amour pour le porn allemand amateur sur sa page facebook, sans mettre de barrière de privacité particulière, l’autre finira sans doute au détour d’une série de clics par le savoir. Si ma génération est encore entre deux eaux, parfois suffisamment méfiante pour protéger encore un tant soit peu sa vie privée, il n’est pas absolument pas dit qu’il en soit de même pour la suivante, d’autant plus si cette tête d’ampoule de Zuckerberg dit vrai. Mais surtout, la volonté de se constituer un « super-réseau » qu’il sera bien utile de presser à l’heure de trouver un appart, un job ou une nouvelle bouche pour se faire sucer devraient en toute logique devenir la norme. Dès lors, les individus avec le plus de « potes » dans leur réseau devraient logiquement devenir les individus les plus attractifs, non plus pour des raisons liées à l’exemplarité de leur travail ou la sympathie qu’ils inspirent mais bien en raison de l’intérêt potentiel d’avoir à son tour de tels lascars dans son propre réseau. On basculera alors peut-être dans une société plus pathétique que jamais dans laquelle la notion d’amitié sera rationnalisée. L’information circulera mieux que jamais et l’humanité baignera sans doute plus dans un bouillon de culture mais aussi de vanité permanent. Le fixe d’héroïne n’aura pas disparu mais le réseau social, lui, sera sans doute devenu une drogue nécessaire à notre bien-être.

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61 réponses pour le moment !? ↓

  • 1 lara orsal // juil 19, 2010 at 22:22

    as-tu lu le papier à propos du positivisme encouragé par FB, dans le dernier Wired ? merci pour ton papier, hyper intéressant, et brillamment écrit (et non ce n’est pas de la flagornerie, on n’est pas sur FB, là)(je ferais ça là-bas)

  • 2 Tweets that mention Pourquoi Facebook va transformer l'individu en pute sociale. [Abstrait ≠ Concret] -- Topsy.com // juil 19, 2010 at 22:51

    [...] This post was mentioned on Twitter by Charles Dufresne, Maxime Granier, Marion Ruszniewski, tangi bertin, Arlabosse Bertrand and others. Arlabosse Bertrand said: via @abstraitconcret Pourquoi Facebook va transformer l'individu en pute sociale http://bit.ly/bxwnZn [...]

  • 3 Décathlon // juil 19, 2010 at 23:14

    Sympa cet article ;)

  • 4 Legolas // juil 19, 2010 at 23:57

    Bon article, c’est vrai que le djeunz de maintenant n’ont pas une once de méfiance envers les réseaux sociaux…

  • 5 Freedent // juil 20, 2010 at 0:09

    Bon article + 1

  • 6 alphoenix // juil 20, 2010 at 0:36

    Tu jettes un peu vite bébé avec l’eau Dunbar. Je ne pense pas que l’on puisse maintenir des relations de qualités avec plus de 150 personnes, même si on en a autant sur Facebook. Ce sont des gens facilement contactables mais sans plus. Pas de vraies relations.
    De plus, tu y vois une victoire de Facebook, mais moi, j’y vois un échec. S’il ne permettent pas plus facilement des séparations nettes, ils vont vite se retrouver face à des départs de jeunes lassés de ne plus pouvoir diffuser des photos de soirées. Et c’est ce qu’explique très bien Paul Adams : http://www.slideshare.net/padday/the-real-life-social-network-v2

  • 7 Joachim // juil 20, 2010 at 0:52

    Y’a encore un an j’avais lu que c’était 100 personnes et non 150, c’est le genre d’argument que je sors souvent à mes potes un peu beauf qui on 400 friends sur facebook esh et ils me répondent irrémédiablement que je raconte des foutaises.

  • 8 liw // juil 20, 2010 at 2:38

    je pense que ça t’intéressera : http://www.yankodesign.com/2010/06/29/urban-seeds-for-story-planting/

  • 9 tangi // juil 20, 2010 at 2:54

    Déjà j’ai beaucoup ris avec ton style. Bravo :)
    Globalement je te rejoins, et en bon otage parano qui contrôle ses infos sur facebook, difficile d’envisager de le quitter pour autant (même si c’est une grosse saloperie).

    Le coup des 150 amis, …. entretenir une relation de qualité avec chacun d’entre eux et plus, sur le long terme, ça me parrait difficile. mais de façon sporadique c’est tout a fait possible. mais au final on s’en fou, globalement on réussira bien « exploiter » nos contact » à un moment ou un autre :) Exploitation réciproque.

  • 10 Skyle // juil 20, 2010 at 9:06

    Ahah bon article, sujet d’actualité et très intéressant.

    Moi je ne m’en lasse pas.

  • 11 manhack // juil 20, 2010 at 9:11

    Il est pour le moins difficile, et paradoxal, d’espérer pouvoir mener une « vie privée » sur un « réseau social », surtout lorsque l’on s’exprime en face de 150 amis… c’est de la « vie publique », tout simplement…

    Je me trompe peut-être, mais je fais le pari que cette évolution de la « norme » dont parlait Zuckerberg (entre autres) permettra de rajouter à la dichotomie « vie privée » / « vie publique » une forme de « vie sociale », forme de vie privée « en réseau » qui combinera un peu des deux.

  • 12 jesuisunblog // juil 20, 2010 at 12:18

    Dans les sphères réelles, parler de soi est un exercice difficile, d’une part parce que le jugement des autres peut être impitoyable, d’autre part parce que s’exprimer en public demande certaines aptitudes que tout le monde n’a pas.
    Facebook permet à ceux qui n’ont pas l’habitude d’exister en société, d’exprimer un peu d’eux-même. Malheureusement, si ils ne prennent pas la parole dans le réel, ce n’est pas par hasard. On retrouve alors la personne discrète, polie et sympa de la vraie vie, s’épancher maladroitement sur Facebook, c’est un exercice nouveau, difficile à appréhender.

  • 13 jeanb // juil 20, 2010 at 13:45

    très bon article ! j’ai toujours coupé mes liens faibles, IRL et donc d’autant plus sur Facebook, pour mieux cultiver les forts. Et c’est quelque chose que je retrouve assez peu sur Internet. Est-ce grave ?

  • 14 Loïc H. Rechi // juil 20, 2010 at 14:00

    Lara Orsal > Nope, pas lu, un lien? (et merci!)

    Alphoenix > Victoire, défaite, pas sûr dans le fond que ce soit le champ lexical approprié. Mais disons que Zuckerberg tend à imposer sa vision petit à petit, sans que les utilisateurs sentent vraiment passer la pilule, ou tout du moins la trouve suffisamment amère pour partir en masse. Après, je veux bien croire que des gens partiront, sans doute même, mais la logique elle restera sans doute, et se déportera simplement sur le réseau suivant, qui réinventera encore sans doute un certain nombre de codes à son tour.

    Manhack > Exact, le terme est sans doute pas tout à fait approprié. Quant à ton pari, je crois qu’on est en fait déjà dedans pour un certain nombre d’utilisateurs, ceux avec des gros comptes. L’exemple est notamment criant dans le cas des personnes investies de mission de RP qui utilisent l’outil aussi bien de manière personnelle que professionnelle. A voir jusqu’à où cela se propagera dans les couches moins exposées par leur activité professionnelle.

    jesuisunblog > Pas faux dans l’absolu, mais peut-être un peu réducteur à une échelle personnelle, chaque individu étant un cas bien particulier, la réalité n’est jamais aussi tranchée… Mais, je ne doute pas que tu aies des exemples précis bien en tête.

  • 15 Raph // juil 20, 2010 at 14:06

    Y a pas un bouton « Like » pour notifier sur Facebook que j’ai aimé cet article ?! Non je déconne :)

  • 16 nicoclavier // juil 20, 2010 at 14:51

     » … Dès lors, les individus avec le plus de « potes » [...] devraient [...] devenir les individus les plus attractifs, [...] On basculera alors peut-être dans une société [...] dans laquelle la notion d’amitié sera rationalisée…. « 

    Bah oui, et ça se trouve sur viadeo.com, où la notion d’amitié de vertu a disparu au profit de l »amitié par intérêt.

  • 17 lara orsal // juil 20, 2010 at 16:18

    http://www.wired.com/magazine/2010/06/st_essay_tweet/
    je trouve cet article vraiment hyper intéressant. je serais curieuse de savoir ce que tu en penses, d’autant qu’il émet une théorie qui est, au choix, soit le pendant du tien, soit le premier palier avant ta réflexion. (de rien ! ;-) )

  • 18 Nicolas // juil 20, 2010 at 17:50

    OMG. A la lecture de cet article j’ai ressenti comme une légère hostilité :) Pourtant c’est pas comme les impôts, chacun est libre de s’inscrire non ?

  • 19 Chacha // juil 20, 2010 at 17:53

    Tres bon article qui explique bien l’esprit réseau qui est en train de pourrir nos vies. Désormais, tout le monde a un second job à plein temps, celui de « Community/content Manager » de soi même. Les gens un peu hors normes, qui attachent une importance toute relative au paraître (en off-line, et d’une manière encore plus exacerbée en on-line, puisque ils sont sans cesse stalkés par des weak links) se retrouvent, selon leur marketing, glorifiés ou conspués…
    Il est vraiment loin le temps de l’internet anonyme, celui qui nous a séduit !

    alphoenix : j’ai bcp aimé cette présentation !

  • 20 [Enikao] // juil 20, 2010 at 18:54

    Bien vu et très intéressant. Mais pourrais-tu dire quelque chose de similaire sur Twitter ? Je n’en suis pas certain, car Facebook nécessite la réciprocité et la symétrie, Twitter a d’autres particularités liées à l’asymétrie.

    Je rejoins @manhack sur le fait qu’à partir de plusieurs dizaines ce n’est plus une vie privée mais une vie publique, par cercles plus ou moins maîtrisés.

  • 21 Martin // juil 20, 2010 at 19:33

    Merci pour cette article. Je me pose beaucoup de question toute cette notion de vie virtuelle et l’impact sur nos vie. Le projet Second Life avait apporté beaucoup de questionnements et de critiques, mais je pense que l’expansion de facebook est pire…

  • 22 Mona // juil 20, 2010 at 23:39

    +1, j’ai adoré l’article. Ça donne envie de supprimer son compte et d’écrire des lettres plus que des SMS quoi. Et sinon, pour ceux qui parlent de Second Life; Taper « Quecoeur et les garçons » dans google. Ça vaut le détour.

  • 23 Mme Pastel // juil 21, 2010 at 2:17

    Article très intéressant qui formule clairement ce que je ressentais confusément. J’ai quitté fesses bouc après 1 mois d’essai car je ne supportais plus d’être pourrie par les publications lénifiantes de certains de mes « amis » que j’avais « validés » sans penser qu’ils allaient être aussi polluants. De plus, le mélange privé/public me dérangeait vachement (je suis prof j’avais la trouille que mes élèves me trouvent et sachent des choses qui ne les regardent pas, d’autant que sur fesses bouc, je mettais les posts de mon blog). Bref. Grace à FB j’ai même réussi à me brouiller avec une « amie » qui me gonflait grave, j’ai dérapé !!! Ironie. Je suis soulagée de ne plus y être et d’avoir retrouvé l’anonymat de mon blog. Par contre j’apprécie vraiment twitter. Je trouve que c’est vachement plus rigolo et très anonyme, et finalement, là j’y trouve du fond et de la légèreté ! De la part de gens que je ne connais pas et que je ne connaitrai sûrement jamais mais c’est pas grave ! On se sera croisé, pour partager des idées ou des conneries. En plus, la contrainte de la brièveté impose au twitteur d’avoir de l’imagination, du verbe, de l’esprit quoi ! Il peut parfois être un poète du dérisoire… Et, à la différence de FB, il a le droit de vivre des gros moments de solitude, de s’ennuyer, d’être un looser, au lieu de devoir sans cesse sourire du clavier et de montrer à quel point sa vie est palpitante… C’est une énorme différence à mes yeux car on sort du narcissicisme pour aller vers un gentil exhibitionnisme modeste… Et partageux..

  • 24 ashorlivs // juil 21, 2010 at 7:10

    Hu…
    Il y a encore des gens sur Facebook ??

  • 25 Mathgon // juil 21, 2010 at 10:57

    Facebook a ceci de pratique que les gens ne savent pas ce qu’est nu flux RSS… du coup au lieu de cibler les actualités qui les intéressent, ils agrègent des infos « connues » mais pas forcément intéressantes…

    DIs, tu veux être mon ami sur FB? :P

  • 26 Oli // juil 21, 2010 at 11:58

    Suuuuper article, rien à redire.
    J’ai kiffé la métaphore avec le syndrôme de Stockholm,
    Ah aussi, pour tous ceux qui croient que quitter Facebook est un acte difficile -je sais ça peut être super utile, on peut parler sur le chat, blablabla- mais finalement arrêter Facebook est un putain de soulagement, en plus on a plus de temps pour lire abstrait-concret :D

  • 27 Tony // juil 21, 2010 at 12:25

    Très bon article. Félicitation pour ce point de vue éclairé. Tout comme @Oli, j ‘ai bien aimé la métaphore avec le syndrome de Stochkolm.
    Moi ce qui me fait rire c’est que pendant le Facebook quit day environs 30.000 personnes s’étaient désinscrite, alors que chaque jour il y à 700.000 nouveaux utilisateurs. :)

  • 28 Abie // juil 21, 2010 at 12:51

    Article passionnant !
    Seule critique : le premier lien, un pipeau sans fondement propagé par des journalistes sans scrupules ni/ou éducation scientifico-statistique.
    http://www.badscience.net/2010/03/facebook-causes-syphilis-says-prof-peter-kelly-director-of-public-health-nhs-tees/

  • 29 Mazetman // juil 21, 2010 at 12:55

    Un peu long dans la forme (mais y’en avait à dire!) et violent dans le ton (mais y’en a gros sur la potato?) mais ça reste un très bon article et une très bonne analyse si ce n’est que je pense personnellement que ce sont les individus qui rêvent d’être des putes sociales, Facebook n’étant qu’un véhicule pour s’y (croire) arrivé. ;-)

  • 30 l'elfe // juil 21, 2010 at 13:27

    « C’est l’histoire d’une femme qui retrouve son premier amant de jeunesse, se prend à croire qu’elle a de nouveau seize ans et finit irrémédiablement par foutre en l’air son couple, »
    Bien sur, c’est entièrement la faute de facebook ^^ L’adultère n’a jamais existé avant.

    j’ajouterais qu’il faut être un peu con pour partager des données privées confidentielles sur facebook. Mes parents et collègues de travail y sont DONC je ne poste pas de photos de moi en nuisette transparence. Simple, mais il fallait y penser!
    C’est vrai, le monde se transforme, mais il faut faire avec, je trouve que les gens chouinent et geignent pour un rien…

  • 31 Laurence S. // juil 21, 2010 at 14:53

    Super article, qui souligne aussi que FB, finalement, n’est jamais qu’un simple outil. Bah oui, Granovetter, c’était bien avant FB et Meetic !

  • 32 Canard en plastique // juil 21, 2010 at 16:29

    Allez petite léchouille d’égo gratuite mais après tout, ça fait du bien…

    T’écris bien, tu apportes un regard neuf et intéressant sur un sujet qui a déjà fait coulé pas mal de salive.

    Dommage que tu sois journaliste (mouhahahahaha). En tout cas continue et bonne chance pour vendre tes articles.

  • 33 Pupute // juil 21, 2010 at 16:44

    Manhac, commentaire très pertinent, you rules !

    Nicolas, l’inscription est certes libre dans le sens où l’on prends soi même la décision, mais elle ne l’est pas dans le sens où 80% de nos choix sont motivés par des motifs irrationnels, incluant la pression sociale, c’est-à-dire le poids des tendances sociales et la volonté d’intégration dans un groupe. De plus, cela suppose qu’en choisissant de s’inscrire, l’individu a conscience des enjeux que cela comprends. L’<> de cet article est peut être digéré, certes contre le site en lui-même, mais aussi contre l’ignorance des inscrits. Mais si le style de notre Serviteur est en effet clairement incisif, je pense qu’il penche plutôt vers l’humour polémique que l’hostilité franche et pataude que tu sembles dénoncer. Et Dieu merci qu’il y a des journalistes pour poser un regard à la fois amusé et acide sur l’actualité, car le psycho drame fatigue. merci Loïc pour ton blog, l’originalité de tes articles et ton humour mordant.

    Pour en revenir à facebook, je pense qu’il permet à l’individu d’avoir l’impression d’exercer un contrôle sur son propre personnage social, car il peut mesurer et modérer ce qu’il dit, choisir les photos et les publications visibles par ses amis facebook, et ce en fonction de l’image qu’il veut donner de lui-même. Cela lui permet d’afficher ses goûts et sa personnalité dans un cadre socialement accepté et moins abstrait que dans une relation réelle où la parole et l’échange limitent l’exposition personnelle de l’individu et son contrôle sur la direction que prends cette découverte de soi par l’Autre. Chacun peut alors cultiver son image sociale [ virtuelle ] dans le narcissisme le plus complet, ce qui rassure un individu évoluant dans une société où les pressions sur l’image sont toujours plus forte. Alors s’il ne peut contrôler tout à fait la tête et le corps qu’il a ( la chirurgie n’est pas à la portée de tout le monde ), s’il ne peut pas avoir une tenue irréprochable à chaque instant, s’il ne peut s’assurer d’avoir en toute occasion L’attitude cool, d’écouter la bonne musique, d’avoir la bonne culture etc, il peut toujours contrôler ses publications et ses photos sur facebook, monde virtuel où il peut enfin se mesurer en apparence à l’être vers lequel il aimerait tendre.
    Ainsi, si l’homme ne peut être parfait dans le monde réel, il peut du moins tenter d’en avoir l’air sur facebook.

  • 34 Canard en plastique // juil 21, 2010 at 18:01

    Facebook comme moyen de se fantasmer soi même ?! Ma foi c’est excessivement juste. Ajoute à cela la possibilité de se comparer sans cesse aux autres en navigant sur leurs profiles, histoire de se rassurer ou au contraire de s’auto flageller un brin et vous obtenez…

    Une gentille génération de névrosés complexés jusqu’aux phalanges qui prend son pied à fantasmer leur vie ou à se lamenter.

    M’enfin…Facebook donne une importance à des gens qui auraient fini par se faire casser la gueule dans le monde réel. C’est pas si mal.

  • 35 Pourquoi Facebook va transformer l’individu en pute sociale » Article » OWNI, Digital Journalism // juil 21, 2010 at 18:31

    [...] initialement publié sur Abstrait ≠ Concret ; image CC Flickr luc legay — Pour ne rien manquer d'OWNI, suivez nous sur Twitter et sur [...]

  • 36 Emilaye // juil 22, 2010 at 3:48

    « Le site matérialise une prison sans barreau, Mark Zuckerberg un geôlier et les utilisateurs des prisonniers de plein gré. »

    C’est juste l’image du monde dans lequel nous vivons.
    Et l’être humain aime se fermer en cage.
    Alors pourquoi ne pas continuer à se construire une prison virtuelle ? Puisque la réelle est déjà existante en nous.
    J’avoue que je ne me suis jamais penché sur face de bouque & les problèmes qu’ils provoquent au niveau des relations humaines. De toute façon, elles sont déjà bien bousillé du côté hémisphère nord, capitalisme, et mondialisation.
    Pour moi Facebook n’est qu’une preuve en plus que nous sommes qu’une véritable bande de connards qui ne savent pas nous dire bonjour.

    Ps : Tu n’y vas pas de mains mortes en tout cas. Ça envoie, c’est même violent comme écriture, ça réveille !

  • 37 Romain // juil 22, 2010 at 5:57

    Sympathique analyse mais j’ai envie d’ajouter un truc:
    trop de prise de tête pour rien, appréciez facebook pour ce qu’il peut vous apporter, et perso j’utilise l’outil et je ne me reconnait absolument pas en tant que personne égocentrique désireux d’agrandir son cercle d’amis.
    Ca me permet de garder contact facilement avec des gens éloignés, c’est tout, et j’ai un peu de mal à comprendre pourquoi autant de gens décrient le service tout en continuant à s’en servir.

  • 38 Tweets that mention POURQUOI FACEBOOK VA TRANSFORMER L’INDIVIDU EN PUTE SOCIALE, POURQUOI FACEBOOK VA TRANSFORMER L’INDIVIDU EN PUTE SOCIALE » Post » Abstrait ≠ Concret -- Topsy.com // juil 22, 2010 at 15:12

    [...] This post was mentioned on Twitter by davidferrara, Hanen B.. Hanen B. said: bon article http://www.abstrait-concret.com/2010/07/19/pourquoi-facebook-va-transformer-lindividu-en-pute-sociale/#more-1191 [...]

  • 39 Olivier // juil 22, 2010 at 20:36

    Juste pour répondre à Enikao sur la réciprocité, en TI, on voir émerger depuis 2 ou 3 ans une notion de réciprocité directe ou généralisée. AKA : Je t’aide, tu m’aide VS je t’aide et j’attend en échange que quelqu’un d’autre m’aide, mais pas forcément toi. (aide peut devenir « divertisse » ou « interagisse »)

    (voir la conclusion de ce papier http://www.misq.org/archivist/vol/no29/Issue1/WaskoFaraj.html , trouvable partout sur google scholar)

    Pour Dunbar et son nombre à la con, je pense pas que notre cortex puisse maintenir à l’état naturel plus de 150 personnes en « mémoire ». Que les ressources et contatcs soient accessibles en plus grand nombre et plus facilement, via facebook, c’est une chose, mais si on ne dispose que d’un téléphone, personne n’est capable de faire un « tri » dans plus de 150 personnes en cas de besoin.

    Ton billet c’est un vrai bonbon :-)

  • 40 Benj // juil 23, 2010 at 15:14

    je découvre votre blog, et je tiens à vous féliciter pour cet article dont la forme pleine d’humour est à la hauteur du fond, à savoir une analyse assez juste des évolutions comportementales provoquées par l’émergence de ces nouveaux réseaux sociaux (facebook, twitter, tumblr…).

    PS : je me suis aussi beaucoup amusé à lire votre investigation journalistique sur Chatroulette !

  • 41 Non, je ne suis pas une « Pute sociale » ! | Helia... le blog // juil 23, 2010 at 16:09

    [...] plutôt la matérialisation d’un droit de réponse à cet article intitulé « Pourquoi Facebook va transformer l’individu en pute sociale« , de même à tous ceux qui stigmatisent l’usage des réseaux sociaux, [...]

  • 42 Non, je ne suis pas une « pute sociale » | News | Paris Labs, agitateur de communautés // juil 23, 2010 at 16:10

    [...] plutôt la matérialisation d’un droit de réponse à cet article intitulé « Pourquoi Facebook va transformer l’individu en pute sociale« ,  de même à tous ceux qui stigmatisent l’usage des réseaux sociaux, [...]

  • 43 Globoso // juil 23, 2010 at 19:30

    Super article, très drôle :)
    On peut commencer à voir les dérives de facebook sur des sites comme http://www.stupidbook.fr c’est assez hilarant !

  • 44 cuisineanxious // juil 25, 2010 at 20:45

    Encore heureux que cela change quelque chose, vu le nombre d’heures que tout à chacun y passe…Perso, je regrette qu’il y ait trop de voyeurs et pas assez de putes (quoique la symbolique de la péripatéticienne soit abandonnée dans tous le reste du éveloppement de l’article)
    Sinon je confirme, nous sommes déjà dans une société pathétique mais qui n’as pas attendu l’arrivée d’un outil tel que Facebook.
    Myspace ne m’a pas rendu plus mélomane, Viadeo plus professionnel ou Twitter plus spontané…Chaque réseau a ses points forts et faibles, ses catégories socio-professionnel. Ce qui énerve dans Facebook c’est sa « bofitude », son côté idée reçu, bonnes intentions, auto-suffisance on est loin de l’outil mais bel et bien dans l’usage.
    Je finirais avec cette citation « la radio n’a pas rendu les gens plus intelligents mais la bêtise s’est faite plus sonore »

  • 45 bertrand // juil 28, 2010 at 23:36

    article super interessant sur le fond et la forme.

    jvais partager ca sur facebook !
    ;-)

  • 46 2R1S // juil 30, 2010 at 15:10

    cool article ,
    direct dans le DEPOT 2r1s !
    a+

  • 47 Tess // juil 31, 2010 at 11:18

    Comme la langue d’Esope : le meilleure et la pire des choses »
    Complètement d’accord avec les analyses d’alphoenix et de « je suis un blog ».
    A travers ce billet, a façon dont vous percevez les femmes m’exaspère ! mais j’ai plutôt envie de dire : « pauvre vous » si c’est tout ce que vous avez compris de nous, vous êtes probablement ou serez prochainement dans la peau du type dont la femme se barre avec son premier amant …C’est tout ce que je lui souhaite (à elle)

  • 48 Eymeric // juil 31, 2010 at 20:18

    Je pense que FB n’a pas fait naître les amitiés utiles, qui me paraissent aussi vieilles que la civilisation (je pense que l’article le sous-entend?): combien de romans du XIXe parlent de ces sans-grades qui montent par la force des relations et des coups bas? A l’époque c’était une certaine noblesse, effrayée de la bourgeoisie qui avait la capacité de briser les frontières entre les échelon de la société et qui était décrite comme vulgaire et immorale. Quant à amitiés et réseau, je pense que les gens ne sont pas stupides au point de confondre les deux, bien que parfois cela se superpose. Peut-être FB a t-il accru ce phénomène? Ca reste à débattre… Je vais peut-être dire des généralités mais quand il s’agit de dire que les choses vont de mal en pis, je reste sceptique: on est d’abord aveuglé par notre ancrage dans le présent et le regard faussé que l’on porte sur le passé; ensuite je ne pense pas que l’Homme fondamentalement change suivant les époques.

    A lire ceci par exemple:
    « Ajoute à cela la possibilité de se comparer sans cesse aux autres en navigant sur leurs profiles, histoire de se rassurer ou au contraire de s’auto flageller un brin et vous obtenez… »
    Les commérages et l’envie ne datent pas d’aujourd’hui; c’est juste que FB est devenue la place du village mondiale, et c’est peut-être sur ce point là qu’il faut s’inquiéter, au lieu de crier au vice: sa centralisation.

    Pour le reste, je n’adhère pas entièrement à cette position qui veut que l’Homme soit un jouet entre les mains d’un contexte et un être passif et soumis… Je crois en la liberté, appuyée par le savoir: je pense qu’il y a suffisamment de moyens de se tenir informé des « dangers » que présente FB, à nous d’agir en conséquence et de sensibiliser les plus jeunes. Si on a FB, on a automatiquement internet pour s’informer. Après si certains déballent leur vie privée, ils le font en toute conscience: on est maître de ses choix. L’inscription au site n’est pas obligatoire ni sanctionnée (pour le moment :P ). Je pense aussi que supprimer les choses qui pourrait « corrompre » ce n’est pas faire un cadeau, c’est infantiliser les gens mais je ne pense pas que cet article va jusque là. Après, c’est à nous tous d’informer, d’éclairer, sans non plus aller dans le seul point critiquable que je trouve à l’article et à certains commentaires: cette façon presque insultante de parler des gens en prenant une position d’érudit qui contemple le monde depuis le haut. Car ce monde, on en fait partie, et que moi aussi il m’arrive de me comparer aux autres ou de commérer… ce n’est pas en prenant les gens de haut qu’on va les sensibiliser. Je trouve cela d’autant plus regrettable que la démonstration de l’article, même si on ne la partage pas, est brillante.

  • 49 helvetica // août 2, 2010 at 21:30

    Hm, article intéressant, mais juste une remarque, fais attention à ton style « subversif » qui a tendance à virer au déjà-trop-vu style hypeux bobo parisien (j’entends par-là l’accumulation d’effets de style qui se révèlent un peu lourds au fil des posts…). Tes articles sont originaux et bien écrits, ce serait dommage de basculer dans la vulgarité/nonchalance facile..que je trouve gerbante, surtout quand c’est récurrent.

    Hm sinon pour les réseaux sociaux on accuse, on accuse…mais bon c’est un peu donner le bâton pour se faire battre. Si t’as pas envie d’être archivé partout sur le net bin si t’es pas con tu veilles au contrôle de confidentialité et tu fais pas comme tous ces moutons qui combinent fbook/twitter (« waouh c’est trop hype! j’ai prévenu tout le monde que j’allais faire un tour aux toilettes ») fbook/Ytube/google sont plus ou moins liés, maintenant MSN s’y met…donc deux solutions : soit on évite soigneusement de s’inscrire, soit on réfléchit 2 secondes avant de balancer volontairement des infos à gogo partout sur la toile sur sa vie privée. L’idéal c’est de jongler entre deux identités, une officieuse pour les amis et la famille, et une officielle pour le réseau pro, et de veiller soigneusement à ne pas trop mêler les deux (dur..).
    Sinon bah, les gens qui crient au scandale et se mettent à accuser facebook parce qu’ils se sont fait tagger en train de vomir leur cuite de la veille et que le patron les a vus, j’ai envie de dire…bien fait pour vos gueules, ça me fait hurler de rire. Se pose un autre pb du coup : celui de notre identité « schizophrénique » hystérique du web. Ahah.
    C ‘est clair que toutes les données se centralisent, et donc quand on a plus de deux neurones on est capable de se méfier de tous ces recoupements facilités qui en fait ne font que nous ficher un peu plus et accéder bcp plus rapidement à tout notre « dossier » personnel. C’est aussi simple que ça, chacun est responsable de lui-même.

  • 50 khalid // août 3, 2010 at 1:52

    Je rappelerai que la premiere ‘pute sociale’ ce serait toi? je sais pas si tu es rivé sur ton google analytics a decortiquer tes statistiques mais ton nombre de visites doit t’inspirer une plus grande confiance personnelle que 500 amis dont 450 ne sont pas actifs.

    En fait ce que je veux dire c’est que facebook à permis a tous et donc a la personne la plus anodine (et peut être la plus « démuni » et la c’est un bien) d’avoir un espace d’expression et de réseau comme le tien, sans que celle ci n’est prétendument un but professionnel (ou peut être que si en fait).

    A ce jeu, facebook m’apparaît beaucoup plus comme un accélérateur et facilite la création ou plutôt l’entretien de son réseau mais je ne sais pas s’il augmente le nombre de conquêtes et d’opportunités.

    C’est faire fi des lieux de rencontre physique éprouvé, c’est d’ailleurs le chemin de bataille des nouveaux foursquare et compagnie.

    Ps: ce serait intéressant de savoir s’il y’a un ratio nombre d’amis/compte inactifs, à partir de combien d’amis il y’a la plus grande propension à voir tj les mêmes apparaître.

    Ps2: et puis facebook est une révolution ici dans nos contrée latines ou la création de réseau ne fait pas partie de notre culture mais ou c’est bien plutôt les catégories socio-professionnelle qui font loi.
    Fbook aura permis d’en fini avec cette dichotomie sites à grosse audience/média verticale d’influence.
    Je me rappelle quand les gens parlais de myspace comme il parlait d’MTV.

    Prince lui même (mais son talent lui donne raison) parle de itunes, facebook youtube, etc.. comme d’un truc a la mode comme Mtv le fut en son temps.

    Il termine en disant:
    « all these computers and digital gadgets are no good. They just fill your head with numbers, and that can’t be good for you. »

  • 51 Veronika // août 6, 2010 at 1:02

    Il me semble qu’un sociologue dont le nom m’échappe a déclaré que l’on a, dans la fleur de l’âge environ 5 amis (il parle de liens forts, d’une réelle amitié et non de relations stables uniquement) et que si une personne pense en avoir plus de 20 elle a raté sa vie. Il est vrai que Facebook est une façade mais elle permet de communiquer avec des personnes intéressante. Après c’est un bouffeur de temps, certes. Et la majorité utilise Facebook ou les autres réseau sociaux comme un passe temps et accessoirement pour organiser une soirée. Mais dans l’ensemble tout dépend de l’utilisation qu’en fait le connecté, et cela le regarde s’il décide d’afficher son cul aux yeux de tous ou s’il l’emploi afin de contacter des amis éloignés, de développer un projet quelconque ou faire partager une information quelle qu’elle soit. En effet, faut pas se plaindre ensuite. Il n’empêche que c’est devenu un moyen de communication comme msn, ou bien, il n’y a pas si longtemps ça se faisait encore, le téléphone ou les lettres. Se battre contre cela est ridicule c’est certain. Et puis avoir 500 amis n’est pas une fin en soit, la plupart décide à un moment de faire le tri et se retrouve sous la barre des 100 « amis » ou disons relations sociales. User a bon essien d’un outils internet, et faire en sorte que cela ne devienne pas une sorte d’obsession. Les relations durable se font en majorité dans la vie réelle et non derrière un écran.

    PS: Peter Greenaway (lors d’un entretient concernant l »évolution du cinéma et l’influence des médis et principalement d’internet sur le 7eme art) admet qu’il y a un temps avant facebook et un temps après. Ce site a crée un sorte de césure en donnant la possibilité a tous de se ridiculiser en public, de se faire larguer comme une merde la veille de son mariage, de connaitre la vie de tout le monde sans même avoir besoin d’entretenir une conversation. Facebook permet a tous de satisfaire sa curiosité (qui tourne au voyeurisme ni plus ni moins) Mais on ne peut pas compter sans. Il dit, je cite « le tout est de savoir comment en tirer profit, et si possible de manière pas trop conne ».

  • 52 WTFR // août 9, 2010 at 13:34

    Facebook et la « Lonely Society ».

    Autre très bon article publié dans The Guardian (en anglais), très bien documenté, sur les affres de la solitude, l’impact sur la santé mentale et les effets pervers de la compensation par les réseaux sociaux.

    – la solitude: un état dépressif récurrent partagé par 53% des 18-35 ans contre 32% pour les personnes de plus de 55 ans.
    – multiplication par 5 des appels vers les services du genre SOS Amitié depuis 2004.
    - 30% des 18-35 ans interrogés considèrent que l’augmentation du temps passé sur les réseaux sociaux ont accru leur sentiment de solitude.

    Inquiétant et drôle.

    « SOCIAL NETWORKING: FAILURE TO CONNECT

    How can you be lonely when you have so many friends? Tom Meltzer, 23, on the curse of growing up in the social networking generation. »

    http://www.guardian.co.uk/media/2010/aug/07/social-networking-friends-lonely

  • 53 kapitalik // août 9, 2010 at 21:37

    geniallllllll ça accroche dites donc!!
    mais on a l’impression que facebook sert essentiellement à niquer un peu plu, ou accroître nos perversions encore un peu plus..

  • 54 AlexLam // août 17, 2010 at 21:24

    Ca faisait bien longtemps, ça se lit d’un jet. Tu fais toujours plaisir !

  • 55 Teenage // août 19, 2010 at 18:08

    Le seul truc qui me gène vraiment dans cette idée de « perte de vie privée », c’est son coté sens unique.

    Seul le péquin de base est touché (pas friqué/sans avocats) : aller demander à une institution, une société, un homme politique le compte rendu de sa vie privée (ou même public pour ce dernier) : ce qu’ils font, comment, avec qui,… ils vont vous sortir le coup du secret défense/ industriel / copyright / la défenses de la libre concurrence…

    Pourquoi il le poste pas sur le net sur business plan, Mr Zuckerberg ?

  • 56 Yeahyeahyeahoh // août 20, 2010 at 13:03

    Très bon papier.

    Je pensais juste à un truc. Tu peux t’extraire des réseaux sociaux quand tu le souhaites : faire un jour ton attention whore et le lendemain, la popote pour la belle-famille.

    « On ne baigne jamais deux fois dans le même fleuve », qu’il disait Héraclite.

    La différence entre le temps sur le web et le temps de la vie, c’est que le premier peut s’arrêter en un clic, quand le second coule sans cesse.

    Donc si ras le bol de faire sa pute, bye bye Twitter pour un mois et retour sur terre. Il y a une fragmentation du temps sur Internet que je trouve intéressante.

    Tu peux vivre plusieurs rôles, parce qu’il suffit que tu tombes le masque pour l’un et que tu donnes naissance à un autre.

    Irl c’est pas le même topo.
    Je pense que les problèmes type « je fous en l’air mon couple pour un 1er amour de jeunesse revu sur Facebook » proviennent d’une mauvaise gestion de ces deux temps. L’un fragmenté qui met en rapport des bribes de passé avec l’instant présent et l’autre fluide, le temps de la vie.

  • 57 Tweets that mention POURQUOI FACEBOOK VA TRANSFORMER L’INDIVIDU EN PUTE SOCIALE, POURQUOI FACEBOOK VA TRANSFORMER L’INDIVIDU EN PUTE SOCIALE » Post » Abstrait ≠ Concret -- Topsy.com // août 20, 2010 at 13:31

    [...] This post was mentioned on Twitter by Badibule and so, Iris. Iris said: J'aime http://tinyurl.com/3xghbf8 @abstraitconcret [...]

  • 58 Cam // août 23, 2010 at 17:31

    Beau papier Loic, encore une fois…
    Facebook est un bel exemple de l’élastique qu’est le lien social dématérialisé, qui nous reviendra indéniablement un jour dans la gueule. Belle analyse aussi sur la génération des « 25nères », qui sommes, effectivement et c’est suffisament rare de le souligner, entre deux eaux. Bravo

    Concernant le fait de poster des photos de nous bourrés ou de raconter à la terre entière quel est son plat préféré, C’est pas très original mais j’ai une nette tendance à suivre le dicton de notre vieil ami Victor (Hugo) : « Pour vivre heureux, vivons cachés ».

    Allez, la bise et surtout, continue !!! (ton trailer sur l’enclave espagnole au Maroc a démontré que t’étais rentré dans la cour des grands).

    Ah oui, un ptit P.S. vu que je n’ai pas de Facebook ( par conviction profonde) : ça me ferais bien plaisir qu’on se voit autour d’une bonne bière (serais à Paris le week end prochain), en vrai quoi.

    Cam L.

  • 59 Barnabe // août 30, 2010 at 19:10

    Ajoutons qu’il n’y a aucun lien entre nerdz, comme vous dites, et facebook. C’est franchement mal connaître le concept.
    C »est pour faire faux-branché mais qui se la pète un peu ou juste attardé comme les pétasses à string apparent ?

  • 60 Got // août 31, 2010 at 8:35

    Bonjour mon Rechi,
    Question:Tu as combien de comptes Facedeboule????
    Continue a écrire tu es vraiment fort.
    Big bisous..
    Got

  • 61 Got // août 31, 2010 at 8:38

    Et Khalid arrête d appeler mon pote La pute,
    merci.
    Got

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